DE LA LIGUE.
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Avertijsement.
VOïons la seconde Lettre de ce Docteur Soibonnique > tournée du La-tin , comme s’ensuit.
CLaude de Morenn'e, Curé de Saine Méderic, à JacquesJulian(i), Curé de Saine Leu Saine Gilles: Salue.
Si je ne sacisfais pas íì-côc que vous penlìez_à vocre espéran-ce , sachez que cela n’est advenu par oublíance de mes pro-meíles , mais de la mulcicude d’astaires, donc ordinairementles gens de Cour sonr accablés. Ayanc pour cecee heure plusde relâche, à cause du dépare du Roi, je n'ai voulu actendreque m’imporcuniffiez, mais me fuis concrainc moi-même, 8cvous ai écrie les Présences, pour arracher de vocre esprit toucle scrupule qui y pourroit rester. Vous requériez de moi parvos Lettres, que je vous fíílè entendre les raisons qui m’ontinduit à déloger si vice de Paris, 8c vous abandonner. Quantà moi, jc vais vous découvrir librement tout ce qui concernemon départ, 8c davantage ce qui regarde les choses parache-vées heureusement en cette Ville de S. Denis , afin qu’aïantle tout compris, vous garantissiez plus hardiment mon hon-neur de la venimeuse calomnie de mes ennemis. Estimez donc,que j’ai toujours vécu en cette pensée, que rien ne ma été sicher que de voir la France paisible: nul n’a détesté plus quemoi les misérables embrasemens de guerres. J’étois infinimenttourmente en moi - meme , prevoiant que certains opiniâtrestiroient la plus florisiante Ville du Roïaume dedans la flamme,8c en totale ruine , fans voir personne qui fît tête à f impé-tueuse fureur 8t méchanceté désespérée de telles gens. De moi,combien que je fois le moindre entre les Dodsteurs, néanmoinsne voulant être tenu pour homme qui auroit abandonné l’E-tat à des désespérés , pour tout mettre sens dessus desibus , enplusieurs Sermons je commençai d’exhorter le Peuple à la paix& à tirer du cœur des Parisiens les pestiférés opinions qu’on yavoir fichées ; mais j’ai éprouvé à mon dommage , qu’il y enavoir en nombre infini, disposés à ne point écouter; fort peuqui enflent les oreilles ouvertes 8c attentives , 8c nuls qui main-
( 1 ) Jacques Julien , Curé de SaintLeu , sortit d’abord de Paris après la réduction"dé-tecte YiUe à tobéiísance de Henri IV > niais enfuies il se soumit à ce Prince-
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Epître >,E M.deMorinne,