D E L A L I G U E. 439
» non-sculemcnt excusable, mais louable. Je vous dirai que î 50s,„ la Tragédie est achevée par les mêmes Actes , k au même c "J"
„ lieu quelle commença; mais le sujet a été bien diffèrent, Mouv.de„ car tel commandent, k étoit libre aux barricades de Saint Lyon -„ Matthias, qui obéit, & est prisonnier en celle de S. Mat-„ thieu : on s’armoit lors pour la Religion ; on s’arme main-», tenant pour l’Etat inséparable à la Religion : on parloir lors», de recevoir k loger; on parle maintenant de sortir k chas-», fer. Le principal personnage de l’unc k l’autre Tragédie,
», a seul souffert les effets de ce changement, k s’est vu sor-», tir d’un Château pour entrer en un autre. C est sur ce su-„ jet qu’on m’a permis non-sculemcnt, mais commandé, dc», dreílcr ce Discours , en forme de Manifeste, ou plutôt d’A-», pologie , contre ceux qui blâment la généroíité de cette», Ville, qui n’a Pâme tournée fur autre objet, que vers Phon-,» ncur de Dieu , k la beauté des lys François , qui par le té-», moignage dc PEcriture ne savent point hier. Vous rccon-», noîtrez en ce Discours , un tableau de belles k vives cou-„ leurs , auquel j’imite ce que fait le Peintre, qui ne leve,» qu a demi le rideau d’un Portrait, où il y a quelque chose,» qui ne doit être vue. Quclqu’autrc plus hardi que moi, le», tirera du tout: contentez-vous que je vous représente ceuxqui ont joué les premiers Actes fur le Théâtre, en attendant», que le temps k la vérité , faste n t voir ceux qui font der-», ricrc la tapisterie. Je fuis votre Serviteur.
V>» OiMME ci-devant la juste crainte dc voir notre Religionaffoiblie , k notre Ville distraite de l’union des CatholiquesFrançois de ce Roïaumc , nous ht séparer dc Pobéistànce duRoi Henri III, pour nous unir davantage à celle que nous de-vons à Dieu; dc même Pappréhenhon très certaine dc perdrela liberté en laquelle nous sommes nés, k nourris fous la plusheureuse Monarchie du Monde, k plus sainte forme de Sou-veraineté , nous a contraint maintenant de prendre les armespour nous y conserver, puisqu’après le devoir qui nous obli-ge à notre Religion, nous n’avons rien de plus cher que lesoin de notre conservation, qui est naturellement empreint enPaffecbion de toute créature.
Les grands effets de notre résolution, pour établir Monsei-gneur le Duc de Nemours k de Genevois en cette Ville, k