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Tome cinquième.
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Causes desM ouv. DELïon.

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en déposséder ceux qui, fortifiés de l’autorité du Roi, fem-bloicnt y devoir être maintenus, font aíTèz évidens & mani-festes. Le titre de Gouverneur lui fut donné par le feu Roi,pour le tromper; mais il en doit la jouiííanceà nos Citoïens,qui, au péril de leurs vies, & fans y être obligés, ont prisles armes pour le maintenir. II a trouvé l’une des meilleuresVilles de France pour son refuge, après la sanglante issue desEtats de Blois , &í au sortir d’une fâcheuse captivité. II ne l’apas vaincu ni emporté de force; elle s’est donnée à lui, s’cstdéveloppée des bras de celui à qui elle devoir obéissance , si laperfidie ne l’en eût exemptée. 11 n’y est point entré par autrebrèche, que par l’ouverture que nous fîmes de nos volontés,& par le consentement que nous prêtâmes au bruit de fa ré-putation. II ne donna jamais coup d’épée pour chasser les en-nemis de notre Ville; nous la lui avons rendue en un étatpaisible , éloignée de factions , plus riche , plus fréquentéecent fois qu’elle n*a été depuis. II n’a pas engagé fes Terrespour acquérir ni le Pais de Dombes, ni Vienne, ni ce qu’iltient en Auvergne & Bourbonnois ; nous avons épuisé nosmoïens pour l’en rendre Maître. Ces belles Fortercfles, ou plu-tôt ces nids de tyrannie, qui étoient préparés pour nous asser-vir , ÔC qui fervent aujourd’hui de retraite à ceux qui exercentleurs violences, plus que barbares., contre nos femmes 8 c nosenfans, font bâties de nos contributions. Les Capitaines quicommandent, font remplumés de nos dépouilles, les Canonsqui les gardent, .font sortis de notre Arsenal

Et toutesfois, oubliant l’assection qu’il avoit jurée, abusantde la bonté du Peuple , qui de gaieté de cœur, êc fans né-cessité , avoit fié entre fes mains fes vies Lc fes fortunes, s’estessorcé fans titre , fans raison , d’envahir fa domination ; aulieu d’être fur nous comme un pere fur fes enfans, il s’est éver-tué de nous traiter comme serviteurs ; a changé l’obé-ifiancevolontaire, en un service forcé , peur cimenter une efpeçc deSouveraineté au sang de nos Citoïens, encore que nous luieussions déféré autant d’autorité fur nous , qu’u n Souverain enpourroit desirer fur fes originaires Sujets.

Il nous laissa pour Lieutenant Monseigneur le Marquis deSaint Sprlin ( 1), Prince bon, êc de grand espoir, qui ne

(1) Frété du Duc de-Ncmours. C’est- à l&ì fur laquelle on peut consulter le tome 3 de,C:'ue Fiette Matthieu a dédié fa Tragédie, l ‘Histoire du Théâtre François, par MMsskuss. Çiyunnrjire ,ou L’Adultéré puni, faisait., £rers$ t

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