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droit de main-morte, quand ils ’déccdoient fans cnfans ; ch ' ^—
quelquesfois avant leur décès. Fait des Tailles & Impositions ^tant extraordinaires 6c excessives , qu’en moins de quatre ans , ila levé plus que nos Rois en cinquante : disposé des Finances , lyo^.
6c du Domaine Roì'al , beaucoup plus absolument que jamaisils n’avoient fait.
Et quoique par ses paroles 6c déportemens , par le méprisqu il fit au commandement du Pape , à l’avis des Princes Ca-tholiques , à la prière de tous ses amis , de se trouver aux Etats,ou d’y envoler, n’aïant fait ni l'un ni l'autrc , nous n’euísionsque trop de conjecture , pour dire, que n'étant avec eux , ilvouloir être contre eux ; qu’il se rendroit toujours le Chef d’unparti contraire à ce qu’ils résoudroient ; que sous cette grandeurde courage , il couvoit une dangereuse convoitise de ne recon-noître Supérieur , de fouler le public , pour avantager son par-ticulier ; si n’avons-nous jamais osé lui contredire, ains avonssouffert que sa prodigalité , son pernicieux conseil , sa Gendar-merie nous aient rongés jusqu’aux os , fouillé juíqu’aux cendresde nos marions , plutôt que d’cntrcr en division, laquelle nepouvoit être que dangereuse à notre Parti. Mais quand nousavons vu , que non content des branches 6c fruits , il vouloirsapper l’arbre , nous n’avons pu seigner du nez , ni être tantlourds , fans nous en ressentir vivement. Quand nous avonsvu qu’il aimoit mieux nous conserver par force , que par dou-ceur ; qu’il vouloir faire sur nous ce qu’il avoir fait fur nos voi-sins, fur Vienne , Toissev , Mont-brison 6c Châtillon ; qu’aulieu de nous laitier jouir de la treve , il empliffoit notre Provin-ce de gens de guerre, lesquels ne pouvant fous le bénéfice de latreve , faire effort autre part, accouroient au bruit de notresac , comme corbeaux à la voirie; que tant plus nous le pour-suivions de les éloigner, tant plus ils approchoient contre nous ;qu’en même temps il nous donnoit lettres pour les faire délo-ger , 6c fous main les faisoit avancer ; que toutes nos plaintesétoicnt ridicules, nos protestations inutiles, nos remontrancesíans effet, nous n’avons pu faire autrement , que de prévenircette exécution , qui sedevoit faire sur nos vies , sur nos famil-les, fur nos femmes 6c enfans,au grand malheur de nous , ôcde notre postérité.
_ Mais comme fans conduite, le peuple en tels actes se préci-pite souvent avec trop de témérité êc de fureur , Dieu par saprovidence voulut que Monseigneur notre Révérendiísime Ar-
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