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Tome cinquième.
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' traits tout lc contraire : lui aïant appris pour maximes, qu’il fal-

réi’onse a l.x^oit dillìmuler ct violer toutes les Loix divines Lc humaines pouri.eitre D'unregner. II me íouvicnt avoir oui dire que Madame de NemoursLyon^ois. a dit quelquefois, que le méchant Ferrarois avoit lame de fer,Lc qu'il leroit la ruine de son fils.

L’ambition est: la Sage-Fcmme, qui première reçoit les Prin-ces quand ils viennent en ce monde. C’est la Nourrice qui leurdonne le premier lait. Que si leur bonne fortune les fait, étantgrandelets , tomber entre les mains de quelques Gouverneurssages , Lc qu’ils sachent bien faire leur profit de cette premierenourriture, ou plutôt de cet instinct; naturel, l'on en voit or-dinairement réussir un grand fruit. L’on voit que ce désir d'am-bition est un aiguillon , qui les pousse à acquérir Lc aggrandirleur nom Lc renom par k s actes vertueux & par la vertu : aucontraire, si leur jeuneílè est maniée par quelque ame corrompueLc empoisonnée du venin de Machiavel ; bon Dieu ! que demauvais deíîèins se bâtiflent sur ces fondemens. Car l’ambitionde foi n’a ni fond , ni rive. Un jeune Prince naturellement am-bitieux, est comme un Aveugle; le bonheur ou malheur de sesactions dépend de la conduite. C’est pourquoi, ils font aucune-ment excusables d’avoir des hauts deíîèins Lc grandes entrepri-ses. II leur est bienséant d’avoir voulu ; mais ceux qui les pouf-fent, qui mettent le bois de mauvais conseil au feu de ce jeuneLc ardent courage , ils sont coupables devant Dieu Lc les hom-mes de tout le mal qui en provient. A cette cause l’on s’est bienétonné comme cet Aman a échappé la fureur du Peuple, Lc de-puis , la rigueur de la Justice. Que si vous n’êtes assez éclaircis Lcn’aïez aílèz de connoissance de ses complices , tirez, tirez, Lcvous verrez de quoi est le triomphe. Les Italiens font professionde n’êrre jamais aíïez convaincus d’aucun crime, s’ils nel’ontconfessé de leur bouche.

II n’y avoit en íes compagnons qu’une insatiable avarice, Lcune démesurée ambition ; tout cela étoit couvert du masque dubien public Lc du zele de la Religion. C’est un vrai jugementde Dieu , qu T en ce dernier changement ils aient été si particu-lièrement remarqués ennemis jurés de leur Patrie ; si tant est tou-tesfois qu’ils soient impliqués à ce malheur , dont vous êtes me-nacés. Je ne les veux pas accuser ; mais je dirai que peu de per-sonnes qui les ont connus , Lc ont épié leur insolente domina-tion , ont prévu ne leur pouvoir advenir autre fortune. Ils neconsideroient pas que tous les honneurs Lc biens de ce monde,