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Tome cinquième.
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Réponse a laLettre d’vnLyonnois.

4^2 MEMOIRES

muns à un chacun ; fur tout il est admirable fur la promptitude6c solidité de son jugement , qui font deux qualités qui égale-ment concourent ensemble; il est doué d’unc grande généro-sité qui lui est héréditaire ; il est votre Pasteur qui a été nourriparmi vous; feu Monsieur d’Albon (x) son oncle, 6c prédéces-seur , lui a fraie te chemin pour vous gouverner avec toute dou-ceur 6c humanité. Vous avez fait une belle résolution de vousjetter entre fes bras pour votre conduite , puisque vous avezdonné le premier branle à cette résolution fans son avis. Vousavez un peu manqué en cet endroit ; mais vous avez réparé lafaute, en vous mettant fous fa protection.

II ne faut pas que vous doutiez que toute la Noblesse d uPais 6c des Gouvernemens ne lui assistent : ils ont assez reçude mépris 6c d’affronts pour être éveillés : outre l’obligationqu ils ont tous à la conservation de votre Ville, 6C les liens d'al-liance , d’amitié, 6c de parenté que la plupart ont avec leditSeigneur : la vigilence , le zele , l’astection de Messieurs vosEchevins, 6c de plusieurs notables Bourgeois 6c Capitaines Pef-nons fr.) , qui les assistent au conseil 6c en l’exécution ; c’est leprincipal appui de votre cause. Ils ont bien fait paroître leuraffection envers la Patrie , puifqu’ils n’ont point appréhendéles haines particulières, 6c autres inconvénicns qui leur pou-voient advenir. Us ont postpofé tout cela au salut d u Peuple, quiest la souveraine Loi.

Mais fur-tout, vous ne sauriez péricliter fous l’autorité deMonseigneur le Duc de Mayenne, qui avouera votre résolu-tion , ains plutôt l’approuvera. II feroit bien marri qu’on pûtlire un jour dans l’Histoire de France , que fous ion Gouver-nement , du temps qu’il a tenu le rang de Lieutenant Généralde cette Couronne, on eut dépeste cet Etat. C’est ce qu’il atoujours craint, 6c à quoi il a justpi’ici très prudemment obvié.

(i) Antoine d’Albon , dont la soeur, Guí-eharde d’Albon , étoit mere de Pierre d’Es-pinac. Antoine d’Albon s’étoit démis vo-lontairement de l’Ardievêché de Lyon, quifut donné à son neveu Pierre d'Espinac. Onmet la mort d’Antoine en 1569.

( 1) Ce terme de Penott ou Pennon , quiaujourd’hui n’est guères plus d’usage quedans Lyon , étoit autrefois le terme proprepour signifier un étendait, une bannière outine enseigne de guerre. Ce mot vient duLatin Pannus , drap , ou étoffe , même desoie 5 pateeque lçs étcudarts étoient d'ordi-

naire un morceau d’éroffe, fendu en deux& taillé en banderolle. Ainsi un CapitainePenon étoit celui qui portoit un étendait.FroifTart dit ! -- Grande beauté étoit à voirm les bannières, & les P ennons de foie dc33 Caudal, armoïécs ès armes des Seigneurs,33 ventelant au vent , & reflamboïer au So-33 leil... Jean de Chandos , dans'l’expéditioa33 de Navarre avoir douze cens Penons , tous33 parés de ses armes , & r. « Votez YHifl .Littéraire de la Ville de Lyon , par le P. dcColonia, Jésuite , in- 4 0 , tom. 1. p. 38? Sc330.

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