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Tome cinquième.
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466 MEMOIRES

-- Ta fin fiera piteuse, 6c triste 6c lamentable :

1 5 ? 1 • Car c’est de lui d’oìi vient ta force 6c ta vigueur ,stances con- £ p cu ne cro j S tll m0 urras misérable.

IRE l AMM* T

T10N ‘ XII.

Tu as beau t’acquérir des moïens fur la terre,

Tu as beau t’aggrandir par les heurs de la guerre,Tout ce que tu bâtis est sujet à périr.

Les Domaines des Rois changent souvent de Maître ,11 ne faut qu’un seul coup pour te faire mourir ,

Et rien que la Vertu ne demeure en son être.

XIII.

Lorsque tu sars des dons, regarde à qui tu donstes,Et selon leur valeur reconnois les personnes :

Car si tu donnes trop à des hommes de peu,

Tu mets en désespoir ceux qui ont du mérite ;

Mais donnes à un chacun, 6c plutôt donnes peu,

' Le bien mal départifait que l’on fie dépite.

XIV.

Honore tes parens, 6c jamais te n’éloigneDe leur affection : car c’est une vergogne.

Qui lait aimer les siens, lait servir le Seigneur.

Dieu te l’a commandé, puis c’est une scienceDont fustige nous meneau chemin de bonheur ;

Si tu fais autrement,-ru vis en ignorance,

XV.

Ne mets point à mépris les conseils qu'on te donne,Et ne pense savoir plus qu’une autre personne.

Le présumer de soi trouble le jugement.

Le Conseil, est aux Grands, choie très nécessaire *

Tu peux bien.ee que peut un íèuì tant seulement ;

Mais tu ne peux pas tout, ni ne stiurois touc faire. -

xvi.

Apprends de ceux qûì ont beaucoup d’eXpérience,Et ne te flatte point en ton insuffisance :

Car en faisant ainsi tu te vas décevant,

Tu te trompe toi-même en t’en faisant accroire.