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Tome cinquième.
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MEMOIRES

SATYRE MÉNIPPÉEn,

De la venu du Catholicon d* Espagne, & de la Tenue des

Etats de Paris,

L'IMPRIME U R AU LECTEUR(z).E Discours de la tenue des Etats de Paris , & de la vertu

nauk , l’homme de notte siecle qui connoîtle mieux notre Histoire ,ne fut guères moinsJttile à Henri IV , que la. bataille d’Ivry,Les différens morceaux qui composent cet-te Satyre, jettes en apparence au hasard,sont,aux yeux des Connoisseurs, un chef-d’œuvre d’assemblage , par l’heurcuse réu-nion de tout ce que l’Art a imaginé pour laperfection des ouvrages de génie. En effet,quel ouvrage eut jamais un sujet plus grand,Sc par son objet, Sc par ses circonstances !Où trouve-t’on des caractères plus finementsaisis , plus ingénieusement variés, plus dé-licatement contrastés , plus constammentsoutenus ï Où sent- on mieux l’effet d’ungrand intérêt, qui , dans une scrupuleuseunité , croît toujours en se développant !Quant à l’expresfion , il me semble , conti-nue M Grosley, qu’à quelques plaisanteriesprès jettées au Peuple , que les Auteurs dé-voient avoir principalement en vûe , on ytrouve la force, la délicatesse, la naïvetédont notre langue est susceptible.

Si les Auteurs de cette Satyre se fussentuniquement proposé de couvrir de confu-sion les Chefs Sc les Promoteurs de la Li-gue , en. répandant fur leurs démarches Scfur leurs projets un ridicule ineffaçable,leur objet étoit rempli par les Harangues.qu’ils leur. mettent dans la bouche, parl’ordre qu’ils donnent à leurs Séances , Scpar les. Tableaux où ils les dépeignent.Mais leur objet capital étoit de ramener laNation à ses intérêts Sc à son devoir ; enlui faisant, sentir qu’au milieu des factionscontraires, des intérêts opposés, des des-seins contradictoires dont elle étoit la vic-time , il ne lui ressort de ressource , quedans une prompte obéissance au Prince queles foix divines Sc humaines lui donnoient

pour Monarque. C’étoit-là le grand coupque M. Pithou se proposoit de frapper : ifle frappa dans le Discours > où , fous lanom de Daubray , il s’empare des espritsque les Harangues ironiques du Duc dcMayenne , du Légat, du Cardinal Pellevé,de l’Archevêque de Lyon , du Recteur Rose,Sc du prétendu Député de la Noblesse,avoient préparés. Sous un désordre appa-rent, ce Discours cache tout ce que l’ArtSc la Méthode ont de plus puissant pourpersuader Sc pour émouvoir. M. Grosley.fait, dans l'endroit cité , une Analyse de ceDiscours, Sc en rapporte plusieurs traits. Ilfait ensuite l'Apologie de la Satyre Ménip-pée, contre quelques Critiques qui n’en ontpas jugé aussi favorablement que lui, Sc ilétaie son jugement par des autorités dcquelqu’un de nos meilleurs Ecrivains. Maisc’est ce qu’il faut voir dans son Livre , quimérite de tenir une place honorable dansles Bibliothèques les mieux choisies.

(i) Cette Satyre fut appeilée Ménippéedu nom de Menippus, Philosophe Cynique,qui avoir fait des plaintes, Sc des Lettrespleines de Mots piquans Sc des Traits saty-riques ; Sc cela à Limitation de Varron,qui composa des Satyres fous le titre de Sa~tyrs. Menippea. Le mot Catholicon est prispour signifier le prétexte du qfle de la Foi. ydont la Couronne d’Espagne se servoit pourautoriser ses prétentions. Voïez les Remar-ques fur la Satyre Ménippée, in- 8°. t. z.'p. ii. II y a eu un grand nombre d’édirionsde cette Satyre, dont on peut voir le détaildans la Bibliothèque des Historiens de.France , parle Pere le Long, de l’Oratoire,p. 419 , Sc au commencement de cette Saty-re elle-même , édit. de Ratiibonne , t. %•

(z) II faut voir fur cçc Avçttilfanenc Içs