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ònt pris origine ces milliers de nos Martyrs François, qui fontmorts de glaive , de faim , de feu, de rage , de désespoir , ècautre violence , pour la cause de la Sainte Union : de là est ve-nu le châtiment de tant de Piasteurs , qui vouloient faire lesGalans, & s’accomparer aux Princes ; de là procedent la ruineLé démolition, de tant d’Eglifes & Monastères qui nuisaient àla fureté de nos bonnes villes ; de tant de sacs & pillages quenos bons Soldats, francs Archers tk Novices, ont fait en main-tes Villes , Bourgs &C Villages , qui ont servi de curée aux bonsEnfans de la Meslè de minuit ; de tant de belles filles Le femmes ,qui ont fans noces, & malgré elles, été la proie de ces jeunesMoines tout fraîchement défroqués Le de ces Prêtres débau-chés. Bref, celle est la feule cause d u prompt Le zélé Décret deMessieurs de notre Mere Sorbonne (1 ) après boire,qui a fait enfinéclater force coups du Ciel. Et par notre bonne diligence, nousavons fait que ce Roïaume , qui n’étoit qu'u n voluptueux jar-din de tout plaisir Le abondance , est devenu un grand Le am-ple Cimetière universel, plein de force belles Croix peintes ,,Bières , Potences Le Gibets. Arrivé donc que je fus en cetteVille , après avoir envoïé guérir la Ville d’Orléans de trop d’ai-fe , Le interdire le commerce de la Loire , qui entretenoit leursdélices, j'en voulus autant faire en cette Ville ; Le bien m’enprit ; en quoi Madame ma Mere , ma Sœur , ma Femme , Le laCousine d’Aumale, qui font ici pour m’en démentir, m’assisterentfort Cathoíiquement ; car elles Lé moi n’eûmes autre plus grandfoin Le sollicitude qu’à faire fond pour la guerre , Le en ce fai-sant soulager Le décharger tous les dévots Habitans , bons Ca-tholiques , de la pesanteur de leurs bourses Le vaquer curieu-sement de pieds Le de mains à rechercher Le nous faifir desriches joïaux de la Couronne (z) , à nous appartenant en lignecollatérale , Le par forfaiture (3) du Seigneur féodal. Nous
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S A T Y R SMÉNII'PÉE.
(1) On entend parler du Décret de Sor-bonne contre Henri III, du 7 Janvier1589, par lequel ceux qui l’ont rendu , dé-clarent les François déliés du serment defidélité qu’ils doivent au Roi; qu’ils peu-vent s’armer contre lui pour la conservationde la Religion. On peut voir ce qu’en ditM. de Nevers en son Traité de la prise desArmes , pag 190 , 8t ailleurs.
(1) Le Duc de Mayenne se raille de lui-même , Sc de la Maison de Guise , qui s’ap-£toprioit les joïaux de la Couronne, à l’ex-
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clusion de la branche aînée de Lorraine , oùil y avoir un Prince, né de la fille de HenriII.
(;) Raillerie contre la Maison de Guise iqui avoir pris pour prétexte de ses armes laprétendue mauvaise administration du RoiHenri III, duquel tous les Princes de cetteMaison croient Vassaux, n’y aïant que leVassal qui puisse commettre forfaiture , SCle Seigneur Féodal étant celui contre lequelon la commet.
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