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Tome cinquième.
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M93-

S A. T Y RMÉNirPÉE.

544 MEMOIRES

" depuis, par grande merveille, est demeurée estropiée, tant ceglorieux Ligueur a voulu souffrir pour l’Union ? Et toi, géné-E reuxarcboutant de l’Union , Louis L)Orléans (i), ton Catholi-que (z) Anglois, Sc ton expostulation , Sc la Harangue faite enfaveur Sc à l’honncur du Légat Sc des Espagnols , meritoientqu’on te mît en la place du Président Briífon ; mais on ne ré-compense pas les gens de bien comme il faut, non plus queton compagnon d’OfEce , pour avoir écrit si curieusement lesdroits de fonde contre le neveu (3). Ceux-là font des hom-mes justes Sc vertueux , non pas ces foireux , qui vosant qu’iin’y avoir plus rien à grabeler en leur Palais de cette Ville, Scque tous leurs sacs étoient vuides, ou pendus au croc , s’enfont allés à Tours, ou ils savoient que la mangeoire étoit plei-ne , Sc les râteliers garnis. Bref, ôtez-en cinq ou six de toutecette megnie (4), tout le reste n’en vaut rien. Je ne fais queces Gens de Justice m’ont fait, mais je ne les aime point. Jemontrai une fois ma main à une vieille Egyptienne, qui medit que j’avois le pouce rond , ou demi-rond. Je crois qu’elievouloir dire que je me gardaflé de ces gens-là , qui portent lebonnet rond, Sc qu’un jour quelque Miron (5) me feroit mau-vais parti.

Enfin, Meilleurs, j’ai charge de la Nob leste , de vous re-montrer qu’ii faut rabattre l’infolence de ces Hochebrides ( 6 ) yêc avaleurs de frimats, Sc faire vos affaires pendant que le tempsest beau. Si la Loi Salique est entretenue, je crains c^ue M. leLégat s'en fâche, Sc que l’Infante soit en danger d’etre ton-due ; mais je m’en rapporte à Monsieur le Lieutenant , qui.saura bien rompre le coup , Sc faire la barbe à son neveu ,sans rasoir. Au demeurant, s’íl faut élire un Roi, je vousprie vous souvenir de moi, Sc de mes mérites. On m’a fait

(1) Avocat, dont on a déja parlé plu-sieurs fois dans ces Mémoires, & dans lesNotes. Voie r les Remarques fut la SatyreMénippée , in-S?. p. m. 8c (uiv.

(r) C’est le titre d'un Ouvrage séditieuxde Louis Dorléans.

(;) II est; ici question d’Antoine Hot-mail, Jurisconsulte, qui étoit Avocat duRoi pour la Ligue. Il a écrit un Traité desDroits de f Oncle contre le Neveu , enfaveur du Cardinal de Bourbon, Oncle deHenri IV , auquel il disputoit la Couron-ne, disant que î’Oncle étoit préférable auHeveu. Le Jurisconsulte François Hotmail,

frere de cet Avocat, écrivit en Allemagne ,où il étoit, pour le droit du Roi , contrep’Ouvrage de son frere , sans savoir qu’il en r-fût l’Auteur, Antoine n’aïant point mis /\son nom à son Ecrit.

(4) C'étoit en effet tout ce qu’on comp-toir encore de vrais Ligueurs dans le Par-lement en 1J 9 J.

(5) On a voulu désigner M- Miron , In-tendant de Justice en l'Armée du Roi, quisic pendre de Ricux.

( 6 ) Ceux qui sollicitoient les Parisiens derenoncer à la Ligue, &c de s’opposer aux.pernicieux desseins des Espagnols.

croira