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1 5 9 3. perbes obsèques à Darius; ou Jules César, qui pleura à chau-Satyre des larmes, sachant la mort de Pompée, son compétiteur ôíHï-nipííe. capital adversaire, ôí fit mourir ceux qui l’avoient tué. Maisvous , au contraire de ces grands personnages , vous riez ôí fai-. tes festins, feux de joie, Sc toutes sortes de réjouissance, quandvous savez la cruelle mort de celui de qui vous teniez tout ce•que vous Ôí vos prédécesseurs aviez de bien, d’honneur ôíd’au-torité, Ôí non content de ces communes allégresses , qui té-•moignoient assez combien vous approuviez ce malheureux ac-te , vous fîtes faire l’effigie du meurtrier , pour la montrer enpublic , comme d’un Saint canonisé ; ôí fîtes rechercher famere (i) ôí ses parens , pour les enrichir (saumonés publiques,afin que cela fut un leurre ôí une amorce à d’autres qui pourroiententreprendre de faire encore un pareil coup au Roi de Navar-re, fur l'aílu-ra n ce qu’ils prendroient par l’exemple de ce nou-veau martyr, qu’après leur mort ils feroient ainfi sanctifiés, ôí'leurs parens bien récompensés. Or , je ne veux point examiner■plus avant votre conscience , ni vous pronostiquer , ce quivous peut advenir, pour ce fait là; mais il faudroit que la pa-role dc Dieu fût menteuse, ce qui n’est point, fi vous ne re-cevez bientôt le salaire que Dieu promet aux meurtriers ôí af--saífinateurs ; comme votre frere a fait pour avoir assassiné lefeu Amiral. Mais je lairrai traiter cette matière aux Théolo-giens , pour vous ramentevoir une lourde faute que fîtes fur•cet instant. Car puisque n’aviez point craint de déclarer entant de lieux que votre but étoit de régner , vous aviez lors ôífur le coup une belle occasion de vous faire élire Roi, ôí yfuífiez mieux parvenu que ne ferez pas à présent, que vous bri-guez de i’être. Le Cardinal de Bourbon , à qui inconsidéré-ment vous déférâtes le titre de Roi, étoit prisonnier (z). Vô-tre neveu (3), en qui sc conféraient toutes les recommanda-tions de son perc, l’étoit auíìî ; ôí l’un ôí l’autre ne vous y pou-voient nuire comme votre neveu fait à présent : vous aviez enco-re les Peuples animés , ardens ôí courans à la nouveauté , quiavoient une grande opinion de votre vaillance, dont vous êtesfort déchu depuis ; ôí ne fais doute que ne i’euísiez emporté,
(1) Quelqu’un leur aïant amené la Mere que , selon la rigueur des Loix , elle de-,de Jacques Clémenr , qui étoit une pauvre voit être bannie du Roïaume avec toute favieille villageoise , le Peuple couroit en race.
foule pour í’ailer voir, & la confìdéroit (i) à Fontenay en Poitou , ou il mourut,avec vénération. Le Conseil de l'Union fit (?) M. de Guise, prisonnier à Tours ,.donuer d.e l’argent à cette femme, au Ueu d’où il se sauva.
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