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sic, lui aller au-devant lorsqu’il assiegeoit Dreux , où il vous situn tour de vieil guerrier, pour avoir moïen de vous combat-tre ; car il leva son siège , & fit semblant de reculer dedans lePerche, pour vous attirer plus avant, & vous faire palier lesrivières à le suivre ; mais sitôt qu’il vous vit pâlie , Le engagé enla plaine, il tourna visage droit à vous, Le vous donna la ba-taille que perdîtes, plus par faute de courage Le de conduite,que par faute d'hommes, le nombre des vôtres pasiant de beau-coup les siens. Encore en cette grande affliction ne pûtes voustenir de nous donner une bourde, comme vous êtes coutumier,vous Le votre sœur , de nous paître de mensonges Le fauílesnouvelles ; Le nous voulûtes faire croire, pour nous consoleren cette perte, que le Biarnois étoit mort, duquel vous n'a-viez osé attendre la vue, ni la rencontre; mais nous vîmes cemort bientôt près de nos portes, Le vous-mêmes eûtes si grandpeur de son ombre, que ne prîtes loisir de vous reposer, quene fuísiez passé en Flandre , où vous sites ce beau marché avecle Duc de Parme , qui depuis nous a couté si cher , Le qui vousa tellement ruiné d’honneur Le de réputation, que je ne voispas moïen de vous en pouvoir jamais relever. Car au lieu deMaître , vous vous allâtes rendre valet Le esclave de la Nationla plus insolente qui soit sous le Ciel. Vous vous asservîtes àrhomrne le plus sier Le ambitieux, qu’cuffiez su choisir ; commeavez depuis expérimenté, quand il vous faisoit naqueter aprèslui, Le attendre à fa. porte , avant que vous faire une réponse depeu d’importance. Dequoi les Gentilshommes François , quivous accompagnoient, avoient dépit Le dédain , Le vous seuln’aviez honte de vous rendre vil Le ab j et, en deshonnorantvotre lignée ôe votre nation, tant étiez transporté d’appétit devengeance Le d’ambition.
Or, pendant ces indignités Ze déshonnêtes fournissons quefaisiez , au préjudice du nom François Le de votre qualité ,notre nouveau Roi ne chommoit pas; car il nous boucha no-tre riviere en haut Le en bas, par la prise de Mante , de Pois-si, de Corbeil, Melun Le Montereau ; puis nous vint ôter laplaine de la France , par la prise de Saint Denis. Cela fait, il n’yavoir plus de difficulté que ne fussions assiégés, comme nous lefûmes incontinent après. Que fîtes-vous pour nous secourir ?Mais plutôt que ne fîtes-vous point pour nous perdre, Se ren-dre misérables ? Je ne veux pas dire ce qu’aucuns ont rapportéde vous , que disiez communément, que la prise de cette Ville
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