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Tome cinquième.
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ratig , ni séance. Ce sonn ici les affaires des François , qui les T “"™"touchent de près, & non celles d’Icalic & d’Efpagne. D’où Jui sviendroit cette curiosité, sinon pour y profiter à notre domina ménippée.ge ? Et vous , Monsieur de Pelvé , vous fait-il pas bon voir, c ncette compagnie, plaider la cause du Roi d’Espagne , 5c lesdroitsdeLorraine; vous, dis-je, qui êtes François , 5c que nousconnoiffons être né en France, avoir néanmoins renoncé vo-tre crème Lc votre nation , pour servira vos Idoles de Lorrai-ne , ôcaux Démons méridionaux? Vous deviez encore amme-ner, 5c faire seoir ici sur les sieurs de lis, le Duc de Feria , 5cMandoze, Lc Dom Diego (i) , pour prendre leurs avis com-ment la France se doit gouverner ; car ils y ont intérêt , 5cavez tort, Monsieur le Lieutenant, que ne les y avez reçus ,comme impudemment ils l’ont demandé. Mais leur présenceseroit inutile , puisqu’ils ont ici leurs Agens & Avocats , quiont si dignement parlé pour eux. Et puis vous n’oublierez rienà leur communiquer du résultat de nos délibérations.

Mais je vous demanderai volontiers, Monsieur le Lieute-nant , à quelle fin vous avez affèmblé ces gens de bien ici ;sont-ce ici ces Etats Généraux , où vous nous promettiez don-ner si bon ordre à nos affaires , Lc nous faire tous heureux ? Jene m’ébahis pas, si avez tant reculé à vous y trouver, 5c tantdilaïé, 5c tant fait trotter de pauvres herres de Députés aprèsvous ; car vous vous doutiez bien qu’il s’y trouveroit quelqueétourdi qui vous diroit vos vérités , 5c qui vous gratteroit où ilne vous démangé pas ; vous voulez toujours filer votre Lieu te-nante , 5c continuer cette puiffance souveraine qu’avez usurpée,pour continuer la guerre , sans laquelle vous ne seriez pas sibien traité , ni si bien suivi 5c obéi que vous êtes ; mais nousy voulons mettre fin , &en ce faisant, mettre fin à nos miseres.

On ne vous avoit conféré cette belle 5c bien controuvée qua-lité de Lieutenant de l’Etat, (qui lent plus à !a vérité le styled’un Clerc de Palais, ou d’un pédant, que la gravité de lacharge) sinon ad tempus , 5c jusqu’à ce qu’autremcnt par les

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(i) On fait dire à d'Aubray , que le Ducde Feria Sc les Agens d’Espague n’eurentpas d’entréc dans les Etats ; mais il faut1‘entendre d’une entrée ordinaire, commeles Députés des Provinces. Car le Procèsverbal des Etats porte , ce qui est véritable,que le Duc de Feria, Dom Diego d’Ibarra& Bernardin dc Mendoza y furent reçus les. Avril ijjj , y firent les propositions dc

la parc du Roi d’Efpagne, présenterent auxEtats les Lettres dudit Prince Feria haran-gua en Latin ; le Cardinal de Pellevé luirépondit, dans la même Langue , de la partdes Etats, le Duc de Feria l’aïant prié Scconjuré de le faire ainsi. Jean-BaptisteTaxis St Dom de Mendoza furent encoreintroduits dans les Etats le 19 Mai.

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