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Tome cinquième.
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D E L A L I G U E.

plutôt que me laiíler languir plus long-temps en ces engoiílèufesmisères. Et avant que mourir , je conclurai ma trop longue Ha-rangue , par un Epilogue Poétique, que je vous adrefle, telque je l’ai de long-tems composé.

Messieurs les Princes Lorrains,

Vous êtes fossiles de reins ,

Pour la Couronne débatre,

Vous vous faites toujours battre.

Vous êtes vaillans & forts,

Mais vains font tous vos efforts ;

Nulle force ne s’égaleA la Puissance Roïale.

Aussi n’eíl-ce pas raison ,

Qu’aux enfans de la maisonLes serviteurs menent guerre,

Pour les chasser de leur terre.

Grande folie entreprend,

Qui à son Maître se prend.

Dieu encontre les rebelles,

Soutient des Rois les querelles.

Quittez donc au NavarroisLa Couronne de nos Rois ,

A tort, par vous prétendue ;

Aussi bien l’a vous fondue.

Si quelque droit y aviez ,

Fondre vous ne la deviez ;

Ou bien il faut qu’on vous donneTitre de Rois fans Couronne.

Nos Rois, du Ciel ordonnés,

Naiíîent toujours couronnés ;

Le vrai François ne se range,

A Roi ni à Prince étrange.

* 593 -

Sa t y r jMíum'èb.

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