D E L A L I G U E.
plutôt que me laiíler languir plus long-temps en ces engoiílèufesmisères. Et avant que mourir , je conclurai ma trop longue Ha-rangue , par un Epilogue Poétique, que je vous adrefle, telque je l’ai de long-tems composé.
Messieurs les Princes Lorrains,
Vous êtes fossiles de reins ,
Pour la Couronne débatre,
Vous vous faites toujours battre.
Vous êtes vaillans & forts,
Mais vains font tous vos efforts ;
Nulle force ne s’égaleA la Puissance Roïale.
Aussi n’eíl-ce pas raison ,
Qu’aux enfans de la maisonLes serviteurs menent guerre,
Pour les chasser de leur terre.
Grande folie entreprend,
Qui à son Maître se prend.
Dieu encontre les rebelles,
Soutient des Rois les querelles.
Quittez donc au NavarroisLa Couronne de nos Rois ,
A tort, par vous prétendue ;
Aussi bien l’a vous fondue.
Si quelque droit y aviez ,
Fondre vous ne la deviez ;
Ou bien il faut qu’on vous donneTitre de Rois fans Couronne.
Nos Rois, du Ciel ordonnés,
Naiíîent toujours couronnés ;
Le vrai François ne se range,
A Roi ni à Prince étrange.
* 593 -
Sa t y r jMíum'èb.
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