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Tome cinquième.
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(í 4 o MEMOIRES

estimer plus scrieux, comme ce qu’ils appellent Religion Ca->■ tholique; à bon droit, la Satyre parlant de la résolution qu’ilsN0 ' avoient prise au Conseil général de leur Union pour faire une

avoient priie au ionien général de leur Union pourSat. M£nh>. assemblée d’Etats, afin de procéder à sélection d’un nouveauRoi, leur sait commencer leur tragi-comédie par une Proces-sion fériale ; laquelle est composée de diverses pièces, repré-sentées à diverses fois. Car il faut noter qu’au commencement& fuite de la guerre , quelques Moines & Prêtres, pour témoi-gner leur zélé à maintenir la Ligue, firent une mi-Carême àpied , allant par Paris mi-armés, enfroqués Sc accoustrés, pourfaire rire Sc pleurer , accompagnés de Rose ( i), Pelletier (i) 6cautres. Aucuns d'eux ont porté les armes , Sc fait la guerre àqui ils ont pu , notamment aux filles Sc femmes. II parle puisaprès des Seize de Paris, réduits à douze; poureequ’après l’exé-cution du Président Briíïòn , quatre d’iceux furent pendus parle commandement du Duc de Mayenne. Les Mendians avoientmultiplié en plusieurs Ordres Ecclésiastiques Sc Séculiers ; àcause que la Ligue a réduit les Parisiens à extrême pauvreté Scmendicité. II se mocque des Seize , Sc autres de Paris , qu’ilnomme bigarrés, à cause dc leurs humeurs merveilleusement di-verses. Pour l’intclligcnce de quoi , nous proposerons ce quis’ensuit, qui éclaircira plusieurs difficultés de cette Satyre.

Pour entendre donc que c’est des Seize , Sc une partie dessecrets dc ces gens, convient noter que ceux de Guise aïanchors du Roïaume, dressé diverses pratiques pour débouter larace des Capets , qu’ils prétendent avoir envahi la Couronneà eux , qui se disent ( mais très faustement) descendus de Char-lemagne , connurent qu’il falloit fonder leurs deílcins danstlecœur des François, sur-tout dedans Paris , où le feu Roi Hen-ri III vivoit ès délices de la Cour , Sc par divers impôts, im~portunoit son Peuple; laiílant depuis l’Edit de fan 1577 ceuxde la Religion. Ils font doneques d’avis de mettre en trainquelqu’un qui pose les premières pierres de ce bâtiment. Un

inféré , T. I. p. n. & suiv. un Abrégé dela farce des Etats de la Ligue , convoqués dParis au dixieme Février , i J9 3 , tiré desMémoires de Mademoiselle de la Lande ,autrement la Bayonnoife , & des sécrétésconfabulations d'elle , & du Pere Commelet ,Jésuite. Cette Demoiselle de la Lande ser-voit à Madame de Nemours pour plusieursintrigues. Presque tous les faits qui font ici

ont déja été '"rapportés dans ces préfeneMémoires. Cet Abrégé même , que l’ondonne ici, a été aollì réimprimé dans sédi-tion de Ratisbonne, citée, T. I. p. zay,Sc suiv

( i ) Rose , qui a été Evêque de Senlis.

(i) Pelletier. Julien Pelletier, ou, félond’autres, Jacques Pelletier, Curé de SaintJacques, dit de la Boucherie,

est