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Tome cinquième.
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D E L A L I G U E. <s 5 i

Outre ce que dessus, par la diligence &. suícítation des Seize , --

fut pourvu à l’Hotel de Ville, ae Coadjuteurs pour i'auic: cedes Prévôts des Marchands 6 i des Echevins , Le pour tenir I ur ° r,SEr ;; VATplace, attendant leur retour, furent élus en pleine assimilée sur laSatvgénérale de la Ville, Drouart, Avocat, Crucé, Procureur, ôc keMénippíede Bordeaux, Marchand. Cela fait, ils firent é'ire par le Peu-ple un Conseil général de l’Union des Catholiques, composédes trois Etats , gens de créance , qui fut approuvé & reconnupar les Cours de Parlement Le autres Cours Souveraines , pourordonner des assures d’Ecat, ôe recevoir en conférence toutesles Provinces & Villes Ligueuses, les Députés defquelles avoientséance Se voix délibérative auiit Conseil : lequel Conseil géné-rai nomma Le écablit le Duc de Mayenne , Lieutenant Généralde l’Etat Se Couronne de France, pour maintenir la Religion Seconserver i’£tar,non fans grand regret de la prison du jeune Ducde Guise , que ce Conseil eut sans doute porté au Trône Roïalaprès la mort du Cardinal de Bourbon , tant la mémoire deses perc Se aïeul possédoit le cœur des Ligueurs.

Au même temps , on établit des conseils particuliers en cha-cun des seize quartiers , composés chacun de neuf personnesnotables , élues par chacun Quartier, en intention de veillerchacun en son quartier sur tout ce qui s’y faisoit, Le en avertirMonsieur le Lieutenant Se ses Astcsteurs, pour y donner ordreselon les occurrences. Quand le Conseil général fut établi, lesSeize, de jour à autre, rapportoient l’état de la Ville Se desProvinces de la Ligue , defquelles ils avoient avertisicmcnt, parla pratique qu'ils avoient observée auparavant les barricades.

Et entr’autres requêtes instamment faites, ils pressoient fort lanomination de Roi en la personne du Cardinal de Bourbon ,espérant que sous ce titre la Nobieííe sc retircroit de l’obéis-sance du Roi de Navarre, qu’ils appeiloient Hérétique , re-laps Le excommunié , Le au contraire , lui feroient la guerre.

Comme aussi ils faisoient ordinairement requêtes d’empêchc-ment d’élargistement des prisonniers, tant de la Cour de Parle-ment que de la Noblesse, à ce qu’ils ne pussent faire mal auParti de la Ligue pendant le temps des guerres. Après la mortdu Cardinal de Bourbon (i), ils ne cessoient de jour à autre defaire des requêtes pour assembler les Etats, asin d'élire un RoiLigueur,Sc pour exterminer le Roi de Navarre Se les siens. Ils dé-fi) Ce Cardinal est mort lc 9 Mai 1590.

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