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NOTABLESS S. LA SATY-
&e Menipée.
d 5 x MEMOIRES
sarmoient , emprisonnoien.t Lc dégradoient ceux qui n’étoienpas de leur retenue ; faiíoicnt faire lc procès à pluíicurs ; résistoient par armes èc conseil aux entreprises & desteins de leuPrince Souverain ; íouffroient avec un endurcissement superbetout ce qu’on disoit de leur Anarchie tyrannique ; nc vouloicntouir parler de paix ni composition avec le Roi, quelque mal-heur qui leur survînt ; au contraire , résistoient à telles entre-prises , & incitoient le Peuple à patienter & attendre quelquecoup , qui les délivreroit. Sur-toutils eurent recours au Pape,lequel par plusieurs fois iis avertirent de l’état de leurs affaires,par l’cntrcmise des Sorbonniílcs , leurs conducteurs, & qui dèsle commencement, déclarèrent qu'en bonne conscience lePeuple pouvoit prendre les armes contre son Roi. Ces conduc-teurs étoient gens ignorans, outrecuidés, ambitieux, sangui-naires , & qui ont toujours été enfermés dans un College à Pé-dantiser, òc manger les pauvres novices. Leur principal appuiétoit le Roi d’Espagne, qu’ils appelloient seul restaurateur, aprèsDieu , de la Religion Catholique au Roïaume de France,qui abondamment a aidé d’hommes Le d’argent à cet effet. IIavoit bien occasion dc s’y cmploïcr , Paris s’ctant donné à luipar lettres bien cxpreíïès , fur la fin de l’an 1591, deíquclles lateneur ensuit ( 1 ).
Sire , votre Catholique Majesté nous aï an t été tant benigne »que de nous avoir fait entendre par lc très Religieux Le Révé-rend Pere Matthieu , non seulement ses saintes intentions aubien général dc la Religion , mais particulièrement ses bonnesaffections & faveurs envers cette Cité de Paris, Lee. Et après:Nous espérons en Dieu qu’en bref les armes de Sa Sainteté Lede Votre Catholique Majesté , jointes , nous délivreront des op-pressions de notre ennemi, lequel nous a jusqu’à présent, & de-puis un an Le demi, bloqués de toutes parts, fans que rien puiíleentrer en cette Cité, qu’avec hasard, ou par la iorce des armes ;Le s’efforceroit dc paster outre , s’il ne redoutent les garnisonsqu'il a plu à votre Catholique Majesté nous ordonner. Nouspouvons certainement assurer à votre Catholique Majesté, queles voeux & souhaits de tous les Catholiques , font de voir vo-tre Catholique Majesté tenir le sceptre de cette Couronne, Lcrégner fur nous, comme nous nous jettons très volontiers en-
(1) Cette Lettre est toute entiere dans les Mémoires de Vilkroy, T. III, p. iy,mais elle y est datée du 10 Septembre, au lieu «ju’ici o» la date du ENoyembre x591.