D E L A L I G U E. <f j3
trc ses bras , ainsi que notre Pere , ou bien qu’elle y en éta- -[—'—
bliisc quelqu’un de tir postérité; que íi elle nous en veut don- I ^ 3 -ncr un autre qu’cllc-mêmc , il lui foie agréable qu’cllc se choi-lisse un gendre, lequel avec toutes les meilleures affections, surlaSatytoute la dévotion 8c obéissance que peut apporter un bon Sc RE M£NmE ’fidèle Peuple , nous recevrons Roi. Car nous espérons, tantde la bénédiction de Dieu fur cette alliance, que cc que jadisnous avons reçu de cette très grande 8c très Chrétienne Prin-cesse Blanche de Castille , Mere de notre très Chrétien 8c trèsReligieux Roi Saint Louis, nous le recevrons, voire au dou-ble, de cette grande & vertueuse Princesse , fille de Votre Ca-tholique Majesté, laquelle, par ses rares vertus, arrête tous yeuxà son objet; pour, en alliance perpétuelle , fraterniser ces deuxgrandes Monarchies fous leur régné , à i’avancement de lagloire de Notre Seigneur Jesus-Chriít, splendeur de son Eo-st_sc j 8c union de tous les habita n s de la terre , fous les ensei-gnes du Christianisme. Comme votre Catholique Majesté, avectant de signalées 8c triomphantes victoires, fous la faveur di-vine, 8c par ses armes, a fait de très grands progrès 8c avance-mens, lesquels nous supplions Dieu, qui est le Seigneur desbatailles, continuer avec tel accomplissement, que l'ceuvre ensoit bientôt accomplie, 8c, pour ce faire , prolonger à votreCatholique Majesté en parfaite santé la vie très heureuse, com-blée de victoires 8c triomphes de tous ses ennemis. De Parisce i de Novembre 1591. Et plus bas , à côté ; Le révérend PereMatthieu, présent porteur, lequel nous a beaucoup édifiés ,bien instruit de nos affaires (1), suppléera au défaut de nosLettres envers votre Catholique Majesté, laquelle nous prionsbien humblement ajouter foi à ce qu’il lui en rapportera. Cet-te Lettre étoit signée de quelques Docteurs de Sorbonnenommément de Genebrard 8c de Martin. La date d’icelJe estconsidérable, car elle est du second de Novembre 1591 ,,treize jours après ceux qui l’avoient écrite , 8c qui avoient en-tendu par le Pere Matthieu les intentions du Roi Philippe ; ceux,dis-je, qui ne bougeoient des Jésuites, 8c qui n’aíloicnc enConfession nulle part ailleurs, exécutèrent cette grande 8c hor-rible cruauté, bourrelant à I’Espagnole , 8c sans forme ni figurede procès, celui, lequel comme le Chef de leur justice, ifsre-veroient le jour auparavant ; sc promettant les Espagnols, jé-
(q L'instruction qui lux fut donnée est <íans les Mémoires de Yilicroy, Tome Ils, g>
49 -