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Tome cinquième.
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734 MEMOIRES

parceque le Pape Marceilin a donné de Pencens à I’Idcíe de„ Jupiter, il s’cní'uit que tous les Evêques aient dû encenser air si

Droits, &c. s , T rr _ . 1 _ m _ r i «

DESÏKANCE.

Rois^de que lui? Je veux bien affirmer en toute assurance, que si le Papede Rome a offensé un de ses freres, Le qu’étant souvent ad-monesté, il ne veuille ouir l’Eglise, icelui ( je dis le Pape deRome ) doit être, par le Commandement de Dieu , réputécomme un Païen Sc un Publicain ; Sc que d autant que Je de-gré est plus haut, plus lourde en est la chute. Que si parce-qu’aucun de nous ne consent avec lui ( qui sent contre l’E-vangile ) il nous estime indignes de fa Communion , il ne no 15peut pourtant séparer de la Communion de Christ. Car mêneun Prêtre , s'il ne confeíle , ou qu’il ne soit convaincu, nedoit être privé de son Office, Lee. 11 ne faut donc point doi-11er occasion à nos adversaires, de penser que l'Office Sacer-dotal , qui n’est qu’un par tout le monde , ainsi que PEglisen'est qu’une , soit soumis à Pappétit d u n seul, lequel possible,corrompu par argent, faveur, crainte, ou ignorance, ait cetteautorité, qu’aucun ne puisse être Prêtre, linon celui que ccsbelles vertus lui rendront agréables. Que la Loi, Sc le dreitcommun de l’Eglise Catholique, soit donc l’Evangile, lesApôtres, les Prophètes, les Canons ordonnés par l’csprit duSeigneur , Sc consacrés par Papprobation Sc révérence de tortle monde ; voire les Décrets du Siégé Apostolique qui ne soatdiscordans à ces choses. Et que celui qui par mépris se dévoierade ces réglés, par icelles soit jugé Sc rejette: mais que paixcontinuelle , Sc promptement perpétuelle soit à celui qui bsgardera, Sc à son pouvoir les exécutera, f V V. Derechef jevous désiré santé, Sc exhorte que vous 11c vous veuillez retirerdes très saints Sc mystiques exercices ; car celui qui est accusédevant le Juge, Sc se tait, confeíle; Sc qui sous le Jugeme.itdu Juge se livre à la peine , confeíle. Or la confession se fai: ,ou pour le salut, ou pour se vouloir perdre Sc trahir. Pour lesalut, c’est quand quelqu’un con selle la vérité de son fuie.Pour se trahir, l'on feint de soi-même choses fauííès, ou l’on.souffre que l’on les feigne. C’est donc être homicide que Jese taire ; car quiconque est cause de sa mort est plus grief ho-micide; Sc le Seigneur dit : Je te juge par ta bouche. 11 fa.itdonc repousser la fauste accusation, Sc mépriser le Jugementillégitime, asin qu’en cuidant sembler innoccns, nous ne fuioistrouvés coupables devant PEglise.