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Exploits puSlEUK Disdi-CUIIRES.
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mieres barricades, réduisant les Ennemis dedans la Place , vuils mettoient toute leur assurance, Sc à la vérité ils s’y étoienttrès bien accommodés. Le combat de main à main dura l’ef-pace de deux heures ; mais enfin , quelque résistance que lesEnnemis postent faire , lefdites barricades furent forcées , Sceux taillés en pieccs, sauf quelques hommes de commande-ment, qui font demeurés prisonniers: leur résistance fut gran-de , pareequ’ils eurent loisir de fc résoudre. Cette Troupe étoitcommandée par le Colonel Branqueti , qui y est mort : dixDrapeaux y furent gagnés , que le Sieur Defdiguicrcs envoladepuis au Roi , par le Baron de Jous. Des François il y eutseulement six Capitaines ou Hommes de commandement bles-ses , deux Chevaux-Légers, Sc une douzaine de Soldats morts;cette défaite apporta grande terreur à tout le Piémont. Beau-coup de lieux îì éloignés , qu'o n n'en pouvoir espérer assistan-ce , venoient de jour en jour s’offrir : vivres Sc commoditésabondoient de tous cotés; Sc les afiaires prospérèrent, de for-te , pour le commencement, qu’on s’en promît dès-lors uneheureuse fin. Ce ne fut peu de gagner d’abord les passages inac-cessibles defdites Vallées de Lucerne, Angrongne , S: la Pé-rou fe , Sc lesquelles toutes prêtèrent le ferment de fidélité encorps , Sc ceux des trois Ordres en particulier, comme d’unPeuple Sc Pais nouvellement conquis : à la charge que Sa Ma-jesté confirmeroit leurs Privilèges, qui avoient été altérés enmainte forte.
Le Duc fe trouva étonné à ce premier abord , Sc non fanscause , tant pareeque le Piémont étoit dégarni de forces, qu’ilavoit fait descendre quelque temps auparavant en Provence ,fous la conduite du Comte de Martinengo , qui y devoit com-mander en son absence , que pour fe voir attaqué dans fapropre maison , au lieu qu’auparavant il aíTailloit celle d’au-trui ; cela fut cause qu’il fit naître dextrement quelque appa-rence de Traité, par l’cntremifc du Comte Moret, offrant deremettre Berre, Grâce, ballon de C taux , Antibes, Sc ce qu’iltenoit en Provence. On jugea soudain que c’étoit feulementpour gagner un peu de temps , Sc prendre le logis de Salu-ées , de quoi on Peut bien prévenu, si on n’eut résolu de for-tifier Briqueras, l’assiette duquel étoit belle , en la Plaine , Scmeilleur lieu de Piémont ; joint qu’on ne vouloit pas entre-prendre tant de besogne à la fois, ledit Sieur Defdiguieresniant cela pour maxime t qu’il veut voir clair, Sc marcher pieà pié aux affaires*