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PRÉFACE,
^ D. M. D. T.
la mienne volonté j cher Frere & Ami, que ce soitici le dernier Volume des Mémoires de la Ligue. ToutLamas des Livres précédens & de cestui - ci n'estqu’une parcelle des miíeres infinies couvées Sc é cl oiespar cette Furie infernale en la France. Ai-je osé espé-rer que la Paix, faite l’an paífé ( i ), puisse être le tom-beau d’une si cruelle Bétel Je f ai désiré , comme tousEsprits paisibles Pont souhaité Sc requis. Mais, pour vousdire ce que j’en pense, en ce titre, je m’accommode vo-lontiers à mon affection, souhaitant que je ne sois plusen peine de ce côté-là. Puissent la France Sc toutela Chrétienté recueillir quelque fruit de l’anéantiíse-ment spécieux de la feinte Union , qui a tant désuni deCœurs d’avec Dieu, d'avec leurs Patriotes , Sc d'aveceux-mêmes. Puisse l’accord de ces deux grands Prin-ces produire le bien que tout sincere accord doit pro-duire : Sc soient les discours tragiques doreínavant ca-
( i ) Cette Préface étant datée dej 5 9 9 , la Paix dont on veut parler iciest, sansdoure, le Traitéde Wervins,conclu le i de Mai i; 98 , entre leRoi de France Sc le Roi d’bspagnt. I esNégociateurs furent ,de la part de laFrance, les Sieurs de Bellievre &c deSillery -, de la part de l’Efpagne, Mrs
2 orne VI.
Richardot, Taxis & Verreikens. LesMédiateurs , de la part du Pape , fu-rent le Cardinal de Florence, 6 c Fran-çois de Gorzague , Evêque de Man-toue. Les Ambassadeurs de Savoie yfurent ndmb. JÎbrégé chronologiqutdu Président Henault.
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