ir PRÉFACÉ.
qui montre une grande lueur, mais auíîì-tôt morte quenée. Ses adhérans
En un moment de temps paroissent désolés ,
Ils périssent subit, on les volt écoulésSous une horrible crainte.
Tels qu’un vain simulacre , auísi-tôt emporté ,
Que notre œil perd le somne, &C dedans la CitéLeur gloire gît éteinte.
Que diíentd’eux grands & petits, fauteurs ou contraires/qui les ont vus, ou qui en ont oui parler? Les comparent-ils point, en leurs entreprises étranges , à ces songes ef-froyables , qui se terminent en un instant \ Et quant auxHabitans de la vraie Cité , qui ont des yeux pour voir,qui ont un entendement pour comprendre , confessent-ils pas que, si quelquesíois leur pensée se démene íur fê-tât du monde, pour estimer qisil y ait prospérité assuréeaux mauvaises âmes , & que celles qui révèrent Dieusoient misérables, c’est discourir en bête , non pas enhomme, moins en enfant de Dieu ? Vrai est qu’en regar-dant ces choses avec les lunettes du monde , on en jugecomme le monde ; mais si la lumière céleste nous éclai-re , il en faut p e nie r A parler autrement.
Mon œil las , ô Seigneur , n’a jamais pénétréEn ces profonds secrets, tant que je fois entréDedans ton Sanctuaire !
Leur fin m’est lors connue, &. vois qu’en lieux glisiansTa main les a posés , pour tomber fleuriíïàns
En pins baíle misere. •
Que je fasse encore ce souhait. A la mienne volonté,que ceux dont les déportemens étranges ont été mar-qués en ces Mémoires de la Ligue, puissent emploïer