V R & F A C E. v
îe reíle de leurs jours à prévenir cetre misère, en laquel-le tombent les esprits endurcis. C'est une chute qui aíès précipices & intervalles : elle ne se découvre quepar les yeux de l’arne, Sc dedans le Sanctuaire. Horsd’icelui régné l’aveuglement ; Sc tout ce que l'hommesensuel fait, n’est qu’une démarche à tâtons Sc en incer-titude, dont le commencement, le milieu Sc la fin, estenveloppé d’extrême ignorance à ion égard. Mais no-tre chair répliqué que le faix lêmble être tombé furles innocens ; Sc vous savez ce qui est advenu depuisquelques mois par la violence tyrannique de ceux quiont conjuré contre le repos de tout le monde. Et voussavez austì que Dieu n’est moins admirable en ses visita-tions vers Septentrion , que de vers Occident. Quel-que part que soit le Vertueux , il est bien , encore qu ily grêle Sc tempête.
Que la fortune adverse aux champs mette ses forcesContre un homme constant : fes plus rudes entorsesN’ébranleront d’un tel les deíîeins bien conçus,
Non même quand le ciel lui tomberoit dessus.
A quels changemens Sc remuemens doivent fè pré-parer les Amis de concorde Sc de droiture! Les Mé-dians, qui ressemblent une mer agitée , qui n’écumentSc dedans Sc dehors que feu, sang Sc ordure, s'apprê-tent en maints endroits pour recommencer leur beson-gne accoutumée. II n’y a point de paix en eux, ni poureux ni pour autrui : le mensonge , le trouble , la vio-lence, sont leurs conseillers perpétuels. Mais l'Hommevertueux, pareil aussi à l'Océan, qui ne change de qua-lité combien qu’il reçoive'infinies eaux douces qui s'yrendent, se remet, de ces changemens du monde, à la
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