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Tome sixième.
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4 MEMOIRES

I(; ^ v neniis conjurés Sc déclarés de cet Etat, defquels ils fe font tou-déclarat. jours laissé assiéger 5c environner ; de forte que nulle justifica-du Roi. tion n’a jamais pu être admise auprès d’eux, de la part du feuRoi, notre très honoré Seigneur 5c Frere, ni de la nôtre ;lefdits Espagnols aïant fait un péché irrémissible à toute per-sonne qui eut feulement pensé qu’il fe dût faire. Maintenantque toutes ces ténèbres feront dissipées par la présence 5c lerapport de notredit Cousin , nous nous assurons que Sa Sain-teté, étant bien informée de ce qui s’est passé en notre con-version , jugera combien font fausses les calomnies qui lui ontété rapportées contre icelle , par ceux qui appréhendoient plusle désavantage qu’ils en dévoient recevoir en leurs desseins ,qu’ils ne plaignoient quelle ne valût allez pour notre salut.11s n’auront au moins pu dire, avec vérité, que ce que nousen avons fait, ait été, pour appréhension que ne le faisantpoint nos Serviteurs Catholiques fuílènt pour nous abandon-ner : car ils ne furent jamais plus entiers 5c confirmés qu’ilsétoient lors en la fidélité 5c obéissance qu’ils nous ont toujoursrendue, s’étant contentés de recourir à Dieu, par leurs vœuxLc prières , pour en obtenir notre conversion , fans avoir ja-mais procédé avec nous par aucune protestation ou demandequi ressentît aucune froideur ou changement en leurs fidélitésLc affections. Moins auroient-ils pu soutenir que c’eut été parfraïeur 5c crainte, pour nous avoir été, ceux qui étoient éle-vés en armes contre nous , plus formidables lors, qu’auparavanr,parcequ’il est trop manifeste qu’ils n’ont point été de tous cestroubles plus foibles 5c abbattus , qu’ils étoient lors , commeils le vérifièrent bien par le Siégé qu’ils nous souffrirent tenir de-vant la Ville de Dreux, qui n’est distante de celle de Paris que dei6 lieues, où tous leurs Chefs étoient assemblés ; 5c la laissèrentnéanmoins prendre , fans avoir pu mettre ensemble de quoipouvoir donner une feule allarme en notre Armée. Ils doiventencore moins être écoutés, s’ils vouloient dire que notre con-version fût feinte 5c simulée, 5c qu’elle n’ait été faite qu’à artêc à dessein. Car ce feroit une présomption qui ne peut être deChrétien , de vouloir partager avec Dieu la puissance qu’il s’estvoulu réserver pour lui seul, de juger des intentions. Aussi enattendons-nous de lui la lumière 5c le jugement de ce que pource regard nous en portons fur le cœur. Quant à l’extérieur ,qui est ce qui peut être au témoignage des hommes , encoreque nos œuvres ne soient si bonnes ni si parfaites envers lui ,