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Tome sixième.
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D E L A L I G U E. 5

aue nous 1c désirerions : toutesfois nous nous cn rapporteronstoujours aux plus lever es Observateurs de nos actions , non pas-sionnés, s’ils ont rien reconnu cn nous qui sc démente de laprofession que nous en avons faite en ladite Religion Catho-que. Ce que nous espérons bien justifier, toujours de mieuxen mieux pour nous rendre autant dignes que nous pourrons,de cette singulière grâce que Dieu nous a faite , laquelle nousne présumons pas être pour notre particulier salut seulement,6c que notre ame lui soit plus chere 6e précieuse que d’aucunautre Chrétien ( si ce n’est autant que par notre exemple nouspouvons faire plus de bien ou de mal que les autres : j maisnous cn attribuons la principale cause aux saintes Prières 6cOraisons des Gens de bien de ce Roïaume , aux cris 6c gémistsemens des Veuves 6e Orphelins, qui l’ont ému à regarder deíbn œil de pitié la désolation de cet Etat, auquel il a jugéque notre conversion étoit un singulier remede , 6c pour leguérir de tous ses maux 6c établir la paix 6c un perdurable re-pos. Et l’aïant ainsi compris, interprété de notre part: l’in-tention que nous y avons toujours eue s’échauffa 6c animaencore davantage ; 6c au même temps aïant fait reprendre lestraits de la Conférence qui avoit été tenue deux mois aupara-vant , lesquels étoient demeurés languides 6c fans aucun effet,nous les fîmes poursuivre; de sorte que nous contraignîmes lesChefs de la Ligue de comprendre 6c con fessier que la Paix étoitnécessaire. Mais parcequ’auparavant que d’en traiter au fond ,comme c’étoit notre désir 6e deílein , ils désirèrent qu’elle fêitprécédée d’une Treve de trois mois , fous le prétexte d’avoirtemps 6e loisir d’envoïer de leurs Députés vers Sa Sainteté, pourlui faite trouver bonne ladite négociation de la Paix ; Nousnous contentâmes, pour les entretenir en cette bonne opinion,de leur accorder , non-seulement ladite Treve pour trois mois,êc faire en cela chose qui n’avoit jamais jusqu’ici été faite enGuerre de soulevation comme celle-ci , mais aussi en laditeTreve nous démettre tant de notre autorité , que si l’inten-tion & la fin que nous nous en proposions ne nous servoit d’ex-cuse, nous en pourrions être justement blâmés, même en latolérance que nous avons faite , que nos pauvres Sujets fusientpendant icelle surchargés de doubles Tailles. Qui est ce quia été extorqué de nous avec plus de regret. Ladite Treve étantconclue & publiée, les Chefs de la Ligue se montroient lesplus ardens à l’avancement de la Légation de Rome , êc s’en

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Déclarat.Du Roi'

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