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Tome sixième.
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MEMOIRES

-- assures plus pénibles Sc dangereuses, fans nous épargner: & en

cette feule cause lui ai de sobligation , m’aïant lait paroîtreManifeste g e [iq me & confiance qu’il avoit de moi, se commettant sousVitri. ° h ma garde Sc conduite cn plusieurs volages qu’il a faits assezpérilleux à Paris Sc ailleurs, dont Dieu m’a fait la grâce que j cn’en ai emporté honte ni blâme , mais en fuis toujours forci avechonneur. ;

Quand la rage Sc la fureur des Seize de Paris les transporta à 1

faire cette misérable tragédie sur Monsieur le Président Brisson , ■■

Larcher Sc autres , Monsieur du Maine partit de Laon , Sc àgrandes traites s’cn vint à Paris avec ma Compagnie Sc quelquepeu d’autres forces étrangères, il trouva à son arrivé les chosesfort douteuses , pour l’apparence qu’il y avoit que ccs Mutinsenragés sussent favorisés Sc soutenus du menu Peuple, maisplus encore des Garnisons Espagnoles qui étoient dans la Ville. !

II fait quel conseil je lui donnai pour le pousser à cette juste pu-nition qu’il fit ressentir à partie des coupables ; mais ce ne fut pastout que dc lc résoudre, il falloir l’cxécutcr, Sc prendre cesMutins au milieu de la Ville Sc parmi leurs amis, Sc n’estimoit-on pas que ce pût être fans grands contredits Sc opposition,qui me fit entreprendre la charge de m’attaquer aux plus mau-vais de tous, dont je vins à bout, Sc puis dire, avec vérité ,avoir autant servi Sc en conseil Sc en exécution , de faire résou-dre Monsieur du Maine à ce qui est advenu , que nul autre ; Scquand je ne lui aurois jamais fait autre service , il m’en doit sa-voir gré , car il n’a jamais fait aeste fi généreux Sc honorablepour lui que celui-là.

Et poureeque ma profession n’est pas d’être bon Orateur ,j’abregerai Sc dirai en général , qu’il ne s’est passé occasion ,quelle qu’ellc soit, où je ne me sois ( durant ces guerres ) trouvéavec ma Compagnie à la tête de l’armée, quand elle a marchéen avant, ou à la retraite quand nous avons eu les Ennemisen queue, témoin Aumalle , Bures, Ivetot Sc autres lieuxs’il y a eu trois coups d’épée ou pistolet donnés, la vérité est quemes Compagnons &£ moi en avons fourni la meilleure part, cen’a pas été aussi fans en avoir reste n ti la perte Sc le dommage ,car je puis dire que j’ai perdu durant ces guerres trois cens Sol-dats pour le moins tués ou estropiés aux combats , Sc autant ouplus de chevaux , Sc fous moi seul en a été tué vingt-neuf, sanspour cela que l’on m’ait donné aucune commodité pour en ra-cheter d’autres, horsmis deux que Monsieur le Duc dc Parme

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