DE LA LIGUE, iT
té , la réputation , l’age propre Le la suffisance pour commanderà une armée assez forte, pour vaincre Mahomet, en bataillerangée.
La trêve 8'étant accordée sur l'heure de la conversion de SaMajesté , nous estimions que pour toutes ces considérations,,auffi urgentes que véritables, les trois premiers mois ne s’écou-leroient point fans voir publier la paix ; mais tout au con-traire nous avons connu qu’on s’est voulu servir de cette sur-séance , seulement pour reprendre haleine, Sc faire non des Li-gues ou Unions de Catholiques, fondées auparavant fur la Re-ligion , mais des conjurations h Davantage des Etrangers contrecette Monarchie, laquelle ils ont divisée entr’eux par partagessecrets , qu’ils nous veulent maintenant faire mettre à exécution,changeant cette Couronne Françoise , reluisante de gloire Sc deliberté , en plusieurs petites tetrarchics ou plutôt tyrannies, quinous rendroient tous eíclaves misérables des anciens Ennemisde ce Roïaumc, Sc qui n'ont autre but en leurs conseils quel'usurpât!on de la France , ce que les moins retenus d’entr’euxne ceicnt plus, ains en parlent tout ouvertement, s’essorçancde nous persuader par leurs harangues, vendues pour une quan-tité de doublons, qu’il est meilleur d’obéir à la plus inso-lente Sc cruelle Nation qui soit sous le Ciel , qu a notre -Roi légitime , anx grandes perfections duquel Dieu ,, exau-çant nos prières, Sc jettant fur nous son oeil de pitié,a ajou-té la Religion de ses Ancêtres , pour en faire, comme nouseroïons , le plus grand , le plus puiílant Sc le plus augustePrince qui ait jamais tenu le sceptre François , Sc qui plan-tera fans doute un jour ses trophées jusques dans le fond dei’Orient.
Nous ne parlons point par imagination , non plus que vous,Meilleurs de l’arrogance Sc insolence des Espagnols ; nous les>avons eus en nos foi ers , vous les y avez , vous connoiííèz quels-Maîtres on vous veut donner Sc de quel humeur; Sc néanmoinsce que vous volez n’est rien à comparaison de ce qu’ils se-roient, si la crainte des forces Sc des armées du Roi ne les te-noit en allarme , Sc ne les empêchoit encore d'entreprendre devous manier à la façon de Naples, de Milan , de Portugal Sc des-Païs-Bas.
Mais comme il n’y a corps si robuste qui ne succombe à í?jfin íous la longueur de la maladie qu’il faut surtout sc garderdclaiiler enraciner , de même ne peut-il y avoir rien si dknge-
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DtCLAR a-t.-DF. LA V31.L3
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