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Tome sixième.
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Décl arat.pe la Villede Meaux.

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tînmes fermes, mais aussi fclpace de cinq mois secourûmes cîetoutes nos commodités ce qui restoit de Troupes de Monsieurde Mayenne ,'lui donnant le moïen d’attendre en sûreté farinéedu Duc de Parme , qui étoit trop bon Capitaine pour entre-prendre d’approcher de votre Ville, Sc lever le siégé, qui vousavoir réduits à toute extrémité, s’il n'eût eu la retraite affluéede Meaux , Sc les commodités Sc rafraîchissement de nos mai-sons. Tellement qu’avec vérité nous pouvons dire que notreVille a importé enticrement en fan quatre-vingt-dix, de laconservation de Paris ; Lc depuis lui a , plus que tout autre,donné le moïen de subsister si longuement au milieu de tant deblocus , aïant même enduré très grande incommodité de vivrespour soulager votre nécessité.

Tous lesquels hasards, pertes Sc ruines nous avons sup-portés avec joie Sc allégresse , tant que nous avons vu qu’iié~oit question d’obéir à un Roi de Religion contraire à lanôtre.

Mais depuis qu'il a plu à Dieu de faire descendre son SaineEsprit fur ce Prince, petit-Fils de Saint Louis ( aux prières ar-dentes d u quel nous attribuons ce grand œuvre ) nous avonsestimé que nos armes feroient aussi injustes comme elles nouslembloient saintes Sc justes auparavant ; ne pouvant approuveraucunes des inventions Espagnoles aufquelles on a recours pour*nous ne dirons point, calomnier, mais blasphémer contre cettegrande merveille Sc grâce indicible qu’il a plu à Dieu de fairenon-seulement à la France, mais à toute ia Chrétienté, n’yaïant personne de sain jugement, qui ne voie clairement quee’étoit le seul moïen de mettre fan à ces miseres extrêmes , quiautrement eustent fans doute plus duré que nous Sc nos en sans ;à quoi nous devons ajouter la considération générale du biende la Chrétienté, qui est fur le point de recevoir de grandesafflictions, parles puissantes armées de Mer Sc. de Terre queprépare le Turc, aufquelles il est du tout impossible de résister,Fans une bonne intelligence de tous les Princes de la Chré-tienté, entre lesquels notre Roi tenant le premier rang, non-íèulement à cause de sa Couronne, mais aussi pour ion excellenceen fart militaire-, sa diligence Sc résolution admirable en lapointe des plus grands périls, nous pouvons dire que la juste Scprompte rccomioissance de tous ses Sujets ( qui ne peuvent plusrequérir chose quelconque en lui ) importe aujourd'hui du saluede la Chrétienté , n’y aïant que ce seul Prince qui ait f autori-