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ì3 MEMOIRES
---— plus misérables Etats , auxquels n’est enfin resté un seul ancien
I 594- Citoïen , 8c j ufques-1 à que les langues en font perdues. L’Espa-remontr; g no l ne démort 6c ne pardonne jamais , dissimulant toutesfois
aux Franç. ^ | 3Cau semblant ( pour parvenir à ses desseins ) plus que Na-tion fous le Ciel, 8c paie enfin son Rote. Ne doutons pas , Mes-sieurs , que nos Prêcheurs ne parlent, comme devant, or Lc ar-gent j c’est-à-dire Espagnol ; qu’ils n’aient encore la Bible 8cles pastàgcs de l’Ecriturc tout à propos en Espagnol , où ilstrouveront ( s’ils vous y sentent disposés ) les mêmes horreurs,blasphèmes Lc détestables impiétés qu’ils nous ont ci-devantprêchées pour piété. C’cst le sang , le carnage6c le pillage , sansépargner ni pere , ni enfant, comme ils ont fait. U est bienvrai que cette mine est fort éventée, elle ne peut plus valoirqu’envers les seize Tyrans , Tigres, 6c quelques perdus d’avariceLc d’ambition , ou ceux des Désespérés qui croient leurs crimesfans rémission , ou quelques femmelettes , Lc des sots Lc stupi-des. Nous nous voïons , nous nous osons : il n’y a celui qui aittant soit peu de jugement Lc crainte de Dieu , qui ne détesteces trompettes vénales d’cnfer. Ceux de la Noblesse qui avoiencété aveuglés , se separans du Corps , ( auquel il faut que nousteconnoissions devoir après Dieu le salut de cet Etat ) se recon-noifsent. Quant au Clergé , il y en a , Dieu merci , très bonnombre des plus zélés à la Religion Catholique , Lc des plusdoctes qui n’ont oublié par ce charme Espagnol, combien lesprivilèges de PEglise Gallicane ont profité à conserver Lc ac-croître, par les Ancêtres du Roi assistés de nos Peres , l’EgliscCatholique , Apostolique Lc Romaine , contre les entreprisesdes Visigots d’Espagne, Lc autres Barbares, Lc contre les Hé-rétiques. Nos bons Prélats anciens, devanciers de ceux que nousvoïons ( Dieu grâce ) assister le Roi, se font vertueusement op-posés comme vrais Catholiques aux indues entreprises de ceuxqui abusaient de leur pouvoir , Lc pastbient trop ambitieuse-ment les bornes que Dieu a établies entre les deux puifiances.Contre tout cela, ce Loup-Renard oppose son or Lc argent desIndes , Lc les seize Marauds , Lc leur fuite ja réduite à peu. II nefaut plus redouter leurs babaresques>cruautés ^ ils font convain-cus par leurs propres méchancetés. Ce monstre de nature, Chô-mé leur Président ne compare plus pour être Bourreau duPrésident. BriíTon Lc Conseiller l’Archer.: c’est-à-dire , de ceuxqui tiennent leurs places. Acte surpassant en audace 6c cruautétout ce que nous voïons d’inhumain en l’Histoire des Scytes. La