zo MEMOIRES
594. jet qui arrêtât Ta tyrannie que celui-là, Que peut un François
m on t r, esperer , ou plutôt que ne doit-il craindre par tels exemples,
Franç.' étant fait proie de son ancien Ennemi, lequel ( si ce que dessusne suffit j a fait en peu de temps empoisonner son propre Filsunique & sa Femme, pour un Ieger soupçon d'ambition. Ecnotre Roi nous appelle , nous pardonne , nous tend les bras ,oublie tout le passé , 6c ne veut, pour pleige de la fidélité quenous lui prometterons , que notre seul serment, lequel il établitpour Citadelle aux Villes qui volontairement se rendent à lui.Témoin Meaux depuis huit jours , qu’il a embrasse comme lebon Perc l’Enfant perdu , 8c aderu de grands Privilèges 8Cimmunités, où nous mourons de faim en la puanteur des écrouel-les, que les Espagnols Ont semé parmi le Peuple François, doncnotre Roi les guérira par la grâce de Dieu, Persistons donc en-vers Monsieur de Mayenne, le salut duquel est conjoint avecle nôtre ; qu’il retienne nos Concitoïens , r’appelle ceux queles Espagnols ôc le Légat leur Ministre lui ont fait mettre hors,& qu’il témoigne que le lait François qu’il a sucé lui est natu-rel , Sc l’Espagnol, poison. Qu’il éloigne leurs Conseils ne ten-dans qu’à notre ruine , qu’il cherche fa sûreté au milieu derFrançois, lesquels l’aïant appellé au pouvoir qu’il a, le conser-veront autant qu’il se montrera désireux du bien , repos & paixdu général de cette Monarchie.