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qui régie Si gouverne coût ce monde. Telle étoit l’opinion des 1594.Perses, & fort religieusement observée par eux : qui a été cause discourssi-rqu’ils se sont toujours rendus souples Sc maniables aux Ordon- ^ respect dûnan ces de leurs Rois, dont est advenu que leur Empire a été auRo1,très florissant , comme la su fort bien remarquer Xcnophontout au commencement de la Cyropxdie. La même opinion,devons-nous avoir tous, Sc croire que selon la vérité les Rois nefont autre chose que l’image de ce grand Roi Eternel , lequelles a établis ici bas comme Vicaires Sc Lieutenans de Sa Ma-jesté Divine. Qui est l’occasion pour laquelle la Sainte Ecriturenous apprend que ce 11’est point le Peuple ni la fortune qui lesa élevés à cette dignité ; mais Dieu seul, selon qu’il voit être bonSc néceílaire. Prov. 8. Vous le pouvez voir dans les Proverbesde Salomon , lorsque la Sapience dit, par moi règnent les Rois.
Hier. 27 : Sc en Jeremie , où le Seigneur use de ces mots , j’aifait la terre Sc l’ai donnée à celui qui plaisoit à mes yeux. Da-niel 4. Ce qui est conforme à ce qui se lit en Daniel, le TrèsHaut domine fur les Roïaumes des Hommes , Sc les donnera kqui bon lui semblera. Pour cette raison lui-même appelle Cyrusson Pasteur dans Isaïe. Ijaie 44. Jer. 27. 28. 29. Sc en Jeremieest dit, que toutes Nations obéiront à Nabuchodonosor ( quoi-qu’il fût infecté du Paganisme ) Sc que qui ne le sera , sera puni :jusques-là qu’il reprend Sc menace les faux Prophètes qui prê-choient au Peuple qu’ils ne serviroient jamais au Roi de Baby-lone , Sc que Dieu ne le vouloit pas. Ces passages nous mon-trent que Dieu établit les Rois , comme íes Lieutenans pourgouverner fous lui ce monde : Sc ce fut auíst la conclusionqu’en fit l’Eglise au Concile de Paris disant ; Cône. Paris. lib.
2. ch. 5 : aucun Roi ne doit croire que le Roïaume lui ait étébaillé par ses Ancêtres , mais de Dieu seul : Sc sur la fin ; c’estchose bien assurée que le Roïaume terrestre ne se conféré Scbaille que par la vertu Sc occulte jugement de la prévoïanceDivine. Tellement que nous devons croire qu’encore qu’il sem-ble que les Loix des Roïaumes donnent le sceptre Sc la couron-ne à quelques-uns, que toutesfois cela se manie par la volontéde Dieu , qui pour cet effet ôte les uns hors de ce monde avantqu’ils y parviennent, aux autres qui ja y font abrégé les jours ,à celle fin que celui qui lui plaît, tout éloigné qu’il en sembleraêtre , vienne à jouir de cette Lieutenance , dont il veut l’hon-norer. Or, quelle conséquence pouvons-nous en tirer , sinonque ceux qu’il y appelle , doivent être respectés Sc obéis desTome VI. ' E