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Tome sixième.
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iz6 MEMOIRES

"77TT Pharsalc fut donné d’uncparc2c d’autre, 6c que les trompettes1 commenccrent à sonner , quelques-uns des plus gens de bien

d e L m D A r- de Rome 6c quelques Grecs qui se trouvèrent sur les lieux, horsNAULo. toutesfois des batailles, voïant les choses si près du péril, semirent à considérer en eux-mêmes à quel point les forces del’Empire Romain étoient réduites. Car c’étoient mêmes armes,ordonnances de bataille toutes semblables, enseignes commu-nes 6c du tout pareilles, la sieur de tous les vaillans hommesd’une même Cité, 6c une grande puissance qui s’alloit détruireelle-même , donnant un notable exemple combien la nature del’homme est aveuglée, furieuse 6c forcenée , depuis qu’elle selaisse transporter à quelque passion violente. Car s’ils eussentvoulu régir 6c gouverner ce qu’ils avoient tout acquis , la plusgrande 6c meilleure partie de la terre 6c de la mer étoit en leurobéissance.

De même quiconque , voïant clair en nos affaires , viendraà considérer à quel point de grandeur, de félicité, de gloire »de richesses Sc de puissance fût maintenant montée la CouronneFrançoise , sans nos guerres plus que civiles; 6c que la fleur detant de vaillans hommes ( qui fans nos émotions pourroientencore vivre ) seroit plus que suffisante pour aller assaillir notrevieil Ennemi jusques dans Madrid 6c lui mettre en compromisses délices 6c son Escurial , principalement fous les auspicesd’un si grand 6c excellent conducteur d’armées , auquel la Na-varre , l’Arragon 6c le Portugal tendent les bras, pour être dé-livrés de cette horrible tyrannie Castillane ; quiconque , dis-je ,considérera ces choses , ne pourra s’cmpêcher qu’il n’entre enune juste colere 6>C extrême indignation à l’encontre de ceuxqui ont été envoies parmi nous, pour attiser 6c allumer con-tinuellement ce grand feu , dans lequel cette Monarchie a quasiété consumée.

Que ces gens ici ne soient les Jésuites , nul ne le révoque endoute , sinon deux fortes de personnes : les uns qui font d’unnaturel si timide , qu’ils pensent encore être entre les mains desseize voleurs ( i ) 6c des Jésuites, leur conseil ; 6c les autres, qui fontde leur Confrérie 6c Congrégation , 6c qui ont fait secrètementles pins dangereux de leurs vœux , comme toute une Ville peutêtre Jésuite.

Mais ceux-ci ne parlent que d’une voix basse. Et au contraire

(i) C’est-à-dire la Faction des Seize , donc a parlé en plusieurs autres endroits de cesMémoires.

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