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Tome sixième.
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N A U L D*

i 5 8 MEMOIRES

H— leur a tremblé , quand il a fallu frapper ce grand coup pour î.i^ liberté des Gaules Le pour l'extermination de ces traîtres , qu’onm °°a k- NOUS a cnvoïés ici par troupes.

Peu fe font rencontrés qui aient joint le courage, la forcefie la résolution à la prud’hommie ; Se de ceux-ci on a inconti-nent trouvé moïen de fe défaire, on leur a Ôté ':t crédit fie.toute autorité ; mais à la fin venit luflris labentibus estas , qu’ilest permis non-feulement fans crainte { fie qu’on ne nous enpense point faire , jamdiu è Gaìlia fugijfemus , Ji nos fabulesijlce debellajfent ) qu’il est permis , dis-je, avec honneur Le avecgloire , de parler contre ces mauvais Echansons , qui ont verséau Peuple le breuvage de rébellion, Le Pont nourri d’un paintrès dangereux, en aigrissant la pâte de la France du levainEspagnol.

Ne pensez point, espions de Castille , rompre ce coup deî’ardeur Françoise, Le nous remettre admoras )udiçiorum longasnimium , & pro nocentibus compostas , comme vous fîtes enPan née soixante - quatre. Lors on ne parloir de vos actionsqu’en devinant ; Le pour un homme qui appréhende l’avenir sil s’en trouve toujours dix qui n’y pensent pas ; mais mainte-nant qui est celui qui, en son corps, ou en fes biens, en laperte de fes parens , ou de fes amis, n’a senti les effets ef-rroïables de votre conjuration, Le les exécutions violentesdes commandemens que vous faisiez à la Populace en laChaire dediée à la vérité Le à la piété, laquelle vous avezremplie de feu , de sang fie de blasphèmes horribles , fai-sant croire au Peuple , que Dieu étoit le massacreur des.Rois, fie attribuant au Ciel le coup d’un couteau forgé del’Enfer ?

Henri IIÍ , mon grand Prince , qui as ce contentementdans le Ciel, de voir ton légitime fie généreux Successeur, aïantpassé sur le ventre de tous tes ennemis , regner tantôt paisibleen ta maison du Louvre; cl maintenant fur la frontière , rom-pre , dissiper fie tourner en fuite ( mille fois plus honteuse que laperte de dix batailles ) les armées Espagnoles , fie foudroïer detes canons les dernieres Villes rebelles , accompagné de six milleGentilshommes, qui bouillent d’impatience de continuer laglorieuse vengeance de ta mort : assiste-moi en cette cause , fieme réprésentant continuellement devant les yeux ta chemisetoute sanglante , donne moi la force 6 1 la vigueur de faire sentirà tous tes Sujets la douleur, la haine fie ^indignation qu’ils doî-