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Tome sixième.
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D E L A L I G U E. itf 3

des Efpagnes. Comolec a été si impudent, que d’oser dire parun vrai blasphème, que fous ces mots, Eripsme , Domine , deluto ut non mfigar , David, par un Esprit prophétique , avoit en-tendu parler contre la Maison de Bourbon. Pendant ces guerresils ont voulu établir un Collegede Jésuites à Poitiers, disantqu u n Seigneur riche &. fort dévotieux vouloit donner huitcens écus de rente pour la fondation. Et après qu’on les a eufort long-tcmps p relies pour savoir qui étoit ce Seigneur , n'enpouvant nommer aucun autre, ils furent contraints à toute forcede reconnoître que c’étoit le Roi d’Espagne. Qui ne craindra ja-mais de prendre si peu de chose , pour entretenir parmi nous desgens qui nous font si pernicieux &C dangereux ? Et cela a été té-moigné par tous les Députés de Poitiers , qui ont aidé à remet-tre la Ville en l’obéiíTance de S. M.

En 64 les Jésuites n’avoient point encore de Livre de Vie,dans lequel ils ont depuis mis tout ce qu’ils apprennent par leursconfessions du secret des maisons, s’enquerans des enfans 8cserviteurs , non pas tant de leur conscience, comme des proposde leurs peres & maîtres , afin de savoir de quelle humeur ils font,Comolet faisant sermon en la Bastille devant Messieurs qui yétoient prisonniers , au commencement de 89 , leur dit, aprèsmille impudens blasphèmes , que celui qui avoit été leur Roi nel’étoit plus, projettant dès lors l’astassinat qu’ils firent depuisexécuter. Quand Trouvé 6 L le Capitaine Aubri furent empoison-nés dans la Bastille par Bussi le Clerc, le Conseil des Quarantene les put tirer ; mais Comolet seul, comme un Orphée, lesfit sortir d’autorité, tant les Seize Voleurs dépendoient des Jé-suites. Lorsqu’on sut sélection du Pape qui est aujourd’hui,Comolet étant descendu de sa Chaire , y remonta , & com-mença à crier : Ecoute, Politique , tu sauras des nouvelles , nousavons un Pape : hé quel ? bon Catholique. Quoi plus ? bon Es-pagnol : va te pendre , Politique. Les Jésuites n’avoient pointtenu tous ces langages en Tannée 6z , un Ancien dit : serpentesparvulce fallunt , ubi alìqua Jolitam menfuram transit , & inmonsrum excrevit , ubi fontes potu infecit , & f aslavit , deuritquacumque incesìt , bal'isis petitur , pojfuntevadere mala nafeentia ,ingentibus obviam itur.

Tite-Live dit élégamment, ante morbos necejse es cognitosejfe , quant remédia eorum , sc cupiditates priùs natee funt , quàmleges quee eis modum facerent. Platon, au commencement de sonpremier livre des Loix, dit que Minos s’en alloit de neuf en

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Plaidoiír.DE M. A R-

NAULD.