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Tome sixième.
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_lyr MEMOIRES

159-t- Lorsqu’ils vinrent en cette Ville , ils ne demandoient que îaTlaidoiïr permilììon d’cníeigner ; mais depuis ils y ont eu deux maisons,i3uM.Doi.le. ^5 durant les troubles avoicnt jette l’œil furie bâtiment d u parcdes Tournclles , pours’y bâtir une troisième Colonie. L’Empc-reur Alexandre Severe voulant recevoir la Religion Chrétienneà Rome , deux de ses amis l’en dissuadèrent pour le dangerqu’il y avoit que tout le Peuple Romain ne se fit Chrétien , 6Cque la Majesté de l’Empirc ne s’altérât avec la Religion. Cette, crainte étoit vaine , parccque les Chrétiens fustent néanmoins

demeurés Romains, 6c euílentmaintenu la dignité de leur Ré-publique ; mais un semblable conseil seroit ici bien plus à pro-pos : car si les Jésuites font supportés plus longuement, si parvotre douceur vous les laistez prendre racine en ce Roïaume,il se faut attendre que tout le Peuple deviendra Jésuite , c’est-à-dire , délassera d’être François , méprisera les mœurs Françoises,6c supportera plus volontiers la tyrannie d’un Etranger , que legouvernement de son Prince légitime ; tout ainsi que les Chè-vres qui fe font laissées sucer aux serpens , les recherchent puisaprès, 6c perdent l’amitié de leur propre géniture. II y a plusde quarante ans que les Jésuites furent réprouvés, de I’avis detoute la Sorbonne ; néanmoins ils fe vantent d’avoir pour euxun Dccrct de la Faculté de Théologie , qui s’est rétractée de-puis la premiere aílèmblée de l’Université , où il n’y eut qu’unesprit 6c une voix. Jugez, Messieurs , si ces hommes ont Pespricde division , puisqu’ils font vaciller une si célébré Compagnie :6c les voïant soutenus de ceux qui autrefois étoient leurs plusgrands adversaires , jugez s’ils ont profité en nos divisions,s’ils fe font accrus de nos ruines, vu que dedans les troubles,ils ont trouvé leur affermistement. Si ces graves 6c vénérablesThéologiens , qui ont autrefois condamné les Jésuites , fe pou-voìent relever du tombeau » pour contempler ce que leurs suc-cédé u rs font aujourd’hui, quelle honte ils auroient de voirqu’ilsassistent les Jésuites de leur autorité, 6c que par leur Decret ilsles appellent venerabiles Pâtres Societatis Jesu , qui font titresdéfendus par vos Arrêts ! Mes Parties qui font du corps de laSorbonne, n’auront point de part à ce déshonneur , ils veu-lent persévérer en la résolution de leurs prédécesseurs , laquellen’aura pas moins d’autorité que ce prétendu Decret de leursEcoliers. II est vrai que les Jésuites m’ont dit en communiquant,que je n’étois point recevable en mes conclusions , parccque jen’avois charge que de peu de Curés. Je réponds 6c reconnois fran-chement >