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Tome sixième.
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DE L A L I G U E. 193

chement, que je n’ai pas charge de tous, que je ne fuis pointpour des Bouchers, des Hamiltons , & autres semblables nomsde sédition : mais la suffisance, la doctrine Scia probité de ceuxpour qui je parle, fera juger à la Cour, que le moindre d’cuxejje débet injlar omnium. Si entre les Ecclésiastiques de Paris ily a cent hommes de bien , si cinquante , si dix, si deux , la Courne rejettera point leur juste Requête , & suppléeront le défautde ceux qui sont encore prévenus de l’opinion des Jésuites , quiont perverti les jeunes Théologiens , depuis qu'on leur a permisd’aller étudier chez eux.

Mes Parties donc vous supplient très humblement, Meffieurs,de prendre les raisons qu’ils veulent déduire, autres que celles del’Univcrsité, à laquelle ils laistènt le discours de ses droits Scprivilèges , èí la plainte de ceux corrumpunt totum qui puérilesecus. De notre part , nous soutenons que les Jésuites ne fontpoint en la Hiérarchie Ecclésiastique , ni comme Prêtres sécu-liers, ni comme réguliers , qui est tout ce qui nous touche , &.que nous leur voulons disputer. Et afin que le combat soit égal& de pair à pair , ncus ne nous voulons ici prévaloir du fait destroubles ; nous leur permettons de s’aider de la clémence duRoi ; nous ne toucherons pas aux hommes , mais nos raisonsporteront fur l’institution de leur Ordre , que nous appelionsCollege illicite : parcequ’il n’a jamais été reçu en France. L’avis.du Colloque de Poisty fait foi de ce point; je n’cn veux pas demeilleurs témoins qu’eux-mêmcs. Voici les propres termes duPlaidoïer de M. Pierre Versons , qui a autrefois été leur Avo-cat. ,, Pour répondre donc l’état de cette cause , & les conclu-” lions de notre Requête, elle ne tend pas à la réception de cet" Ordre, ( car cela n’estpoint demandé ) & quand on le deman-» dera, il fera tout à temps de le disputer «. Si je me veux conten-ter de rendre à ma cause ce que je lui dois , je peux ici faire fin.Les Jésuites, en l’an soixante-quatre , n’avoient point demandéque leur Ordre fût reçu en France ils ne l’ont' demandé, niobtenu depuis : il est donc vrai qu’ils font entrés en l’Eglise parla fenêtre, &en larrons, puisqu’ils y font venus fans congé. Maisil faut dire ce qui est: lorsque votre Avocat disoit ce que j’aitiré de son plaidoïer , il vouloir servir à sa cause. Car à la véritévous n’aviez pas eu faute de cœur , ni de conseil, à rechercherl’approbation de votre Ordre : mais vous faisiez semblant de nepoint désirer ce qu’on vous avoit refusé. Nos Maïeurs , bien con-seillés , jugèrent qu’il valloit mieux réformer les anciens , queTome VI. B b

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Pi- » I DOÏFRde M. Dolle.