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Tome sixième.
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D E t A L I G U E.

mi vin divini humanique juris , nil ccquz defolandx Religionisejp , ubi non patrio , fed externo ritu jàcrificaretur. Vous ditesque votre Ordre est reçu à Rome , en Italie , en Espagne ; quele Pape est le Chef de la Hiérarchie de l’Eglise , auquel dé-pend toute la Jurifdiction qui est en TEglife : vous penserpar là nous lier la langue êc les mains, êc nous dites en unmot :

-- Pueri sacer est loctis, extraMe ire —

Vous savez quelle réponse je vous dois faire : je ne doutepoint de la puissance du Pape , fed appello Tribuno , j’invoqueles Libertés de l’Eglife Gallicane. Si vousm’en demandez preu-ve, comme vous avez accoutumé de vous en moquer, Sc d'ap-peller ces Libertés Hérésies , confugiam ad jlatuam mei Cœ-jaris : je vous montrerai fa Couronne pour toute preuve , Sc íìvous n’en êtes contens, àl’cxemple de cet ancien Gaulois , j’vajouterai son épée. Mais ce n'est pas ici le lieu d’en disputer ,je vous dirai seulement , qu’il y a plus de trente Religions enItalie, qui n’ont point passé les Monts, entre lesquelles est celledes Jésuites, surnommés Scobotins, Sc de ceux qui fe font ap-pellés les Prêtres du bon Jésus , que ces beaux titres n’ont pasautorisés entre nous : Sc pour cela les François n’ont pas laisséd’être enfans très obéistàns de l’Eglise Catholique, ApostoliqueSc Romaine. Ne pensez donc plus que les loix de police deRome puissent obliger la France , par trop jalouse de sa li-berté , pour endurer des Garnisons d’Etrangcrs , dont lesmœurs, les réglés, la doctrine lui font suspectes. Vous avez tou-ché en un mot ce qui nous éloigne de vous : l’humanité ÔCgaillardise Françoise ne se peuvent aisément accorder avec lagravité Sc sévérité Espagnole. ( Ce sont les épithètes que vousdonnez à nous Sc à nos Ennemis). Nous ne vous fuirions voirde bon œil, pareeque depuis que vous êtes parmi nous , vousne vous êtes point apprivoisés , vous vous tenez couverts , vouscachez votre vie à tout le monde , monfìri nejcio quid alitis. Sivous êtes Prêtres séculiers, pourquoi vous retirez-vous cn desCouvents? Si Religieux, pourquoi avez-vous honte de le con-fesser ? L’institution de votre Ordre a un beau frontispice ,vous vous obligez aux vœux ordinaires des Religieux , vousfaites profession d’humiiité êc de mendicité ; mais on dira devous ce que Diogenes difoit des Laeédémoniens mal vêtus :

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I’iAinOÏFRws M. Dollé