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Tome sixième.
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de la ligue. - 2rz

tjuclque secours 6c confort, je m’essorcerai de déclarer, le plusbrievement que je pourrai, les raisons de mon changement 6cavis , sondés fur les desseins 6c volontés des Ligues , par les-quels j’ai appris, que la Ligue en Etat politique , est: un Con-trat solemnel, juré entre personnes égales 6c non sujettes à lapuissance d’autrui , pour conserver 8e maintenir leur liberté ,tant ossenlivement , que desseníìvement envers tous 6c contretous. De laquelle définition procedent deux conclusions né-ccssiires, Tune que les Sujets ne peuvent contracter Ligue en.l’Etat Monarchique , fans renoncer à la protection du Prince r6c par conséquent secouer l’obéissmce 6c sujétion q u'ils doiventà la souveraineté; l’autre que le Roi signant une Ligue avec sesSujets, se dépouille de la puissance souveraine qu’ilasur eux,6c les reçoit en pere 6c société d’icelle.

Ce que plus particulièrement je reconnus , après que j'ai vuque cette Ligue, ( contenant une déclaration de salaire 6c derécompense à ceux qui y obéiroient, 6c de punition aux con-trevenans) étoit une vraie loi nouvellement introduite dans leR chaume , non point Roïale 6c Françoise , ( car elle n’étoitpasfaite fous le nom seul du Roi) mais plutôt Olicratique , 6cpar conséquent directement contraire au privilège de la Cou-ronne , qui ne permet à autre qu’au Roi seul d’ordonner 6c com-mander une loi dans le Roïaume.

J’ai conséquemment apperçu , que ladite Ligue n’étoít passimplement contraire aux privilèges de la Couronne, en la for-me feule pour la raison susdite ; mais aussi par toute fa disposi-tion 8c substance, ellerenverseroit de fond en comble la Cou-ronne avec tous ses privilèges : par espécial en ce qu’clle oblige6c assujétit les biens des Sujets du Roïaume à une nouvelle-imposition non limitée, ni conscrite à certaine somme: maisautant que la Ligue verra bon être , combien que par ledit pri-vilège, il ne soit permis à homme quclqu’il soit, sinon au Roiseul, de faire imposition dans le Roïaume.

En ce pareillement, que par la même Ligue est disposé ditfait des armes , desquelles le port est permis ou défendu à l’arbi-trage de ladite Ligue : ce qui toutesfois est réservé au Roi seul,par les mêmes loix 6c privilèges.

Et finalement , en ce que ladite Ligue ordonne , 6c comman-de un nouveau ferment de fidélité , 6c y oblige les vies 6c biensdes Sujets , 6c non point entre les mains du Roi : f auquel seultel serment est dû 8c affecté ) mais entre les griffes d’un monstre

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Avis it Ab-jurât. d’unLigué.