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Tome sixième.
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Avis ET AB-JURAT. D’UN

Ligué.

uî MEMOIRES

second : d’autant que le jour suivant: est le précepteur d u pré-*cèdent , principalement ès affaires d’Etat. Ce que je dis pourmon regard, afin que ceux qui sauront ci-après que j'ai renon-cé , ainsi que je deiire être notoire Sc divulgué, 6C me fuis dé-parti de la Ligue introduite depuis quelques années dedans ceRoïaume, Sc laquelle j’ai ci-dcvant lignée , n’attribuent pointce changement à aucune inconstance, ou subornation : maisplutôt qu’ils croient Sc soient avertis certainement , que ma«etraite Sc abjuration est un enseignement qui vérifie , que telleLigue est très pernicieuse à la Religion Catholique , au bien duRoïaume, Sc réprouvable à tous vrais Sc naturels François. J’ail’honneur de n’être pas des derniers au rang de la Nobleffe , Scd’une famille aster ancienne Sc successive , pour maintenir maqualité entre les anciens Gentilshommes originaires du nomFrançois : mais encore puis-je ajouter ce qui est commun àtous , que j’ai été appris dès le be/ceau , par la tradition de mesAncêtres, continuée de main en main, de ne croire qu’uneFeule foi Catholique Sc Apostolique , Sc de ne reconnoîtrc au-cune souveraineté terrienne , que celle de nos Rois appellés àla Couronne , par la succession ordinaire des lignes masculines:qui fut occasion , que trouvant de premiere apparence en cetteLigue , lorsque dès le commencement elle me fut présentée,une profession de notre foi Catholique, Sc de l’obéiffance quenous devons à notre Roi, je ne fis difficulté de la signer , nepensant point par-là contracter autre obligation , que celle queje suis tenu naturellement rendre à mon Dieu, Sc à mon Roi.Mais depuis, aïant appris, parla communication Sc discoursfamiliers que j’eus avec les plus entendus Sc zélés en ladite Li-gue , que les noms de Religion , de Majesté divine Sc humaine ,compris en icelle, n’étoient que maíques , Sc bandeaux pourvoiler Sc couvrir la laideur d’une monstrueuse subversion quequelques-uns vouloient faire de tout l’Etat de ce Roïaume, tanten général que particulier, je n’ai point craint de rétracter masignature , Sc par cette abjuration publique , découvrir publi-quement le gouffre Sc le piege auquel je me fuis inadvertam-ment laiffe tomber Sc surprendre , afin que ceux qui ont en-core les mains nettes , Sc le jugement libre de telle poison , segardent d’y être attrappés , Sc ceux qui comme moi se fontlaiffe circumvenir par leur facilité , s’en retirent à mon exerm-pie , pour n'attirer avec leur ruine , la désolation du Païs au-qpiel ils font nés, allaités Se élevés. Pour à quoi leur donner