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Tome sixième.
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M ì MEMOIRES

- - — de sa mort un semblable à soi-même , &C tire do ses cendrc3 mor-

telles, un brasier dc vie qui ne se peut éteindre à sa postérité.Le Roi défunt d’heureuse mémoire se vit accablé , lorsqu’il noussukeduKoi. relevoit, se sentit oppressé, lorqu’il nous soulageait, mourut,lorsqu’il nous redonnoit la vie ; il mourut, dis-je , non au mi-lieu de ses victoires , mais au commencement de ses triomphes.II broncha fur les ruines de ses ennemis , & n’eut rien de pluscontraire à son bien , que ceux dont il avoir établi la sûreté Lcle repos. Les âmes des Rebelles soupirent encore aux champs dela Bcauce , de Touraine , & de Senlis , & s’élevent,contre l’as-saiììn qui l’ameurtri, puisqu’un simple effort les a condamnés,& la faute détestable n’a su rendre coupable celui-ci , enversceux-même, pour lesquels ce grand Roi prostitua fa vie à l’a-bandon de tant de hasards , que le Ciel nous démontroit, qu’ilétoit invincible à la vertu , que les victoires lui étoient certaines,les routes des siens inconnues , les trophées domestiques jour-naliers; l’infamie lui étoit étrangère 3 & la Religion du tout in-violable &L sacrée-sainte. Notre lâcheté a défait celui que les ar-mes ennemies isolèrent assaillir, & J’Eglise qui n’avoit plus devoix , s’il ne lui eut servi d’organe, l’a injurieusement condamné..Ce fait est extrême , l’excès en dérobe la créance, notre honneury est engagé, la postérité nous désavouera , & ceux qui naîtrontde nous en ce siccle , isoleront à un meilleur se dire nos en fans ,.le Poète se trouvera véritable.

Tu n’es point Fils de cil qu’on dit ton Pere,

Tu fus changé dans le lit de ta Mere,

Ou bien tu es d’adultere conçu,

Et par mégard tu fus ici reçu.

Chacun fait combien l’on a fait d r entrepriscs fur Sa Majestéà présent régnante, en qui la saveur du Ciel est si manifeste,que ceux qui en doutent íont Athées , Lc ceux qui ne l’admi-rent & révèrent, font prophanes & impies. L’on peut voir à l’œil,& toucher au doigt, que plusieurs Gouverneurs ont des defleinsparticuliers fur la mort du Roi. L’on peut auísi juger combienils íe trompent, vu que la feule injustice de leur pensée les con-fond , quel’appréhension les détruit , & que leur conscience lesbourelle avec un fléau que l'ingratitude poulie sur leurs épaules,comme une machine désignée à cette feule sin. Je vous prie,tes-moi , que devinrent les héritiers, non du mérite , mais