DE LA LIGUE.
AvertiJJèment .
Les Jésuites ainsi découverts, dreiTerent pour leur défense, & publiè-rent comme ils purent ce qui s’ensuit.
AVERTISSEMENT
A U X CATHOLIQUES,
Sur l’Arrêt de la Cour du Parlement de Paris , en la cause deJean Chajlel , qualifié Ecolier étudiant au Collegedes Jésuites (r).
_Á_mi Lecteur, combien que cet Arrêt, par fa forme & teneur,soit si manifestement pernicieux , qu'il ne sembloit nécessaired’ufer de beaucoup de propos pour vous en avertir • néanmoins,afín que íoïez dirigé à la lecture d’icelui , vous pourront bienservir les points quis’ensuivent.
Premierement, faut noter que ledit Arrêt est bien èc propre-ment dicté au goût des Hérétiques de notre temps , à savoir pourrendre la Compagnie des Jésuites suspecte & odieuse , ce qu’a-pert, tant par la qualification dudit Jean Cfiastel, que de sonprocès &: condamnation.
Car au titre dudit Arrêt, icelui J. Cfiastel est dit Ecolier étudiantau Colleg® des Jésuites ; Lc au contexte de son procès , est qua-lifié Ecolier aïant fait le cours de ses études au College de Cler-mont; d’où il est manifeste qu'il devoit être dit Lc qualifié avoirété du paíïe Ecolier des Jésuites, afín que par telle maniéré deparler ne fuíïent traduits iccux Jésuites , qui ne doivent êtrecalomniés , à cause que ceux qui ont été autrefois leurs Ecolierstombent puis après en quelque crime ou infamie , non plus nimoins que l’Université de Paris , ou quelque College d’icelle^,
(i) M. l’Abbé Lenglet du Frefnoy a fait tement réprouvées en France ; en particulierréimprimer cette Piecc dans le tome YI des fur l’autorité des Juges Séculiers , par rap-Mémoires de Condé , seconde partie , page port à la condamnation des Ecclésiastiquesm & suiv. Elle est en faveur des Jésuites. & des Religieux,
Maisl'Auteur y avance diverses maxiœesjuf.