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Avsrtissem.aux Catho-diques.
MEMOIRES
peut être blâmée, à cause que Calvin & Beze, avec plusieurs au-tres , ont achevé le cours de leur études en icelle.
Semblablement, JeanGueret, Prêtre, est introduit audit pro-cès , qualifié ci-devant Précepteur dudit Jean Chastel, duqueln’cst dit autre chose, sinon qu’il a été ouï en cette cause, où, s’ileut confessé quelque chose , comme ja avoit fait ledit Chastel,n’eût été dissimulé, ains bien amplement inféré au contexte duprocès , comme l’on y a mis la confession dudit Jean. Partant,la mention dudit Prêtre est ici impertinente , servante tant seu-lement pour , en chargeant apparemment lesdits Jésuites du casd’icelui Chastel, les rendre suspects 8c odieux.
Quant à la Sentence 8c condamnation , il y a deux partiesprincipales , Tune contre ledit Jean Chastel, í’autre contre lesJésuites. Par icelle Sentence est commandé audit Jean, de direLc déclarer, entr’autres choses de son amende honorable ; quepar fausses 8c damnables instructions , il a dit audit procès êtrepermis de tuer les Rois , 8c que le Roi Henri IV, à présent ré-gnant , n’est en PEglise jusqu’à ce qu’il ait l’approbation du Pa-pe, dont il se repent 8c demande pardon à Dieu , 8cc. Note,ami Lecteur, que cela lui est commandé de dire , non pas quelui l’ait ainsi dit 8c confeíle ; autrement , il ne faut douter queses subornateurs 8c instructeurs , fauílement présumés , euíìentaussi été nommés, tant audit procès , qu’en cette déclarationainsi commandée, 8c partant on a voulu , comme dessus , odieu-sement insinuer que les Jésuites lui auroient suggéré lesditesinstructions fausses 8c damnables.
Davantage , il n’est vrai-semblable que ledit Jean Chastel,dès l’année passée Maître ès Arts , comme l’on dit, auroit étési dépourvu de sens , cjue de foi laiílèr persuader de quelqu’un ,tant docte qu’il fut, être permis simplement de tuer les Rois ,8c beaucoup moins avoir dit 8c confeíle cela en ces termes , carle commun jugement de tous est entierement contraire, qu’ilfaut honorer spécialement les Rois. Mais il esta croire qu’il avoulu dire 8c soutenir, ce que les Docteurs approuvés ensei-gnent touchant ce sujet, à savoir qu’il est licite de tuer, nonpas toutes fortes de Rois , mais ceux-là tant seulement, qui sontinvaseurs 8c Tyrans , lesquels est bien licite de maílacrer , non-seulement par autorité de la République , mais encore par cha-cun privé , principalement là où il n’y a moïen de recourir auSupérieur, à l’exemple d’Aiod au livre c. 3 . Cajetan , z. a z.œ.