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>5 mêmement en France. Vous connoîtrez que ces bons Doc--~—
>3teurs. ou Peres séducteurs , n’ont pas été flattés cn ce quar- DV)'-35 ticr ; car on accorda contr eux tout ce qui le pouvcit orden - GentilH0Mï>.•> ner en Italie , Lé plus que l'on ne demandoit. Que si ce juge- Italien.
„ ment a été rendu en ce pais par Seigneurs très Catholiques ,
» Lc auxquels tous Chrétiens font tenus rendre respect , lesFrançois fur tous , doivent honorer leur sagesse , parcequ’en-33 tre les premiers Alliés de la Couronne de France , ils ont33 même , au commencement des nouveaux troubles , au plus33 mauvais temps , très bien efperé tous les premiers des affaires>3 du feu Roi Henri III , de très heureuse mémoire , & ont con-33 tinué depuis. Dc forte que ce qu’ils ont jugé , vous doit fer-33 vir de conseil , pour vous faire perfeverer en vos premiers>3 avis , & tenir ces nouveaux assassins pour hommes abomina-33 blés. Car certainement ces Seigneurs Vénitiens font très fa-33 ges &. très prudens ; si que je puis dire , qu’entre les Etats33 Chrétiens , ils font des premiers & principaux en possession3> de la vraie prudence. Espérant que cet avis vous apportera33 futilité que je vous souhaite , Je vous baise les mains , priant33 Dieu pour votre félicité &. prospérité. De Rome, ôcc.
Votre affectionné serviteur
G. G.
ORAISON DU SIEUR CESAR CREMONIN(i).,
Au nom de VUniverfìtè de Padoue.
S E r e n i s s i M e Prince , &í vous Sénateurs très cxcellens :depuis le temps que Padoue Ville autant refplendiflante pourtoute forte d’excellence , comme remarquable &í honorable parl'antiquité de son origine , reçut volontairement les Loix de latrès heureuse Seigneurie de Venise , Lé que l’Université de lamême Ville, fondée par l’Empereur Ferry second du nom, Ùni-
(i) César Crémoninr, né à Cenro dans'leModenois, scion d’autres dans le Ferrarois,professa la Philosophie à Ferrare pendantdix-sepr ans , & a Pad rue pendant quai ante.Ses leçons fur-nt t r ès estimées; fesOuvragesJe font peu II éroit grand Sectateur d’Aris-tote , & fort peu attaché , dit-on , à iaDoctrine chrétienne , & même aux véritésles pins efientielies, comme a l’immortalitédc Famé. Cependant cjuekpacs Ecrivains ont
prétendu le justifier fur fa cvoïance. Bayle& Moréri dtstnt nu’il mourut de la peste en16 o 11 est sûr qu'il vivoit encore en 1 6 ; i;puisque le 16 de Juillet de cette année' il fitsooTestamenc Voïez Joann. ImparialisMu-sœum Hijlorìcum , ìn 4 0 . pag. 175 & 174.;.Le Dictionnaire de Bayle , &c. Le Discoursque l'on donne ici fe lit aussi dans le MercureJésuite, tom. I page 490.