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Tome sixième.
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DE LA LIGUE.

'^•ìiinc si osé de vouloir Elire un nouveau College à Padoue ,douce qu’ils n’euflent fulminé contre lui les plus étroites

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Oraison beCÉSAR C R. b-monin.

.. peines qui le puiílént imaginer ? Voïons en cas semblable com-me l’Empereur Justinien y pourvut. 11 se trouva, de son temps,

des gens, qui, fans avoir puissance de l’Empire , se mirent à lireen Alexandrie, justement comme ces Peres ici, fans avoir congéde la Seigneurie ; comme Justinien le fut, il fit contr’cux cesrigoureux Edits que nous lisons encore aujourd’ui dans ses Loix.Mais que parlai-je de Justinien ? s’il m’étoit loisible , Messieurs ,de me prévaloir d’autres Loix que des vôtres même , je n’auroisfaute, ni de Décrets , ni de Conciles en faveur des Universités,ni des Loix des autres Empereurs , 8é de Julien , Lé de Valenti-nien. Mais je pense en ce cas ne devoir alléguer d’autres Or-donnances que celles de la Seigneurie de Venise , entre lesquel-les , & après celles que j’ai tantôt alléguées, il y a à la fin unelettre de Messieurs les Illustrissimes Réformateurs , défendantà toutes personnes de lire Panatomie cn public ou en particu-lier , au temps cjuc le Chirurgien dépuré par l’Univeríìté est em-pêché de le faire. Ordonnance, dont jamais on n’a pu obtenircongé; au contraire, quelque instance qu’on en ait faite particu-lièrement à la Seigneurie, Lé si l’on ne peut obtenir congé con-tre la Loi, quoiqu’il semble que ce soit pour le profit de l’U-niversité , combien plus faut-il empêcher qu’il n’y ait personnequi lise seulement à l’envie de l’Université, Lé pour sa ruine ? S’ilfalloit, Messieurs , que la Seigneurie de Venise se conformâtà í’exemple d’autres Princes , je vous représenterois Pavie, Pi-se , Bologne , Perouse, Ferrare , Lé les autres Universités , ( ex-ceptée Rome pour son intérêt particulier ) esquelles on ne per-met point qu’il v ait autres Collèges que ceux qui font établispar l’Etat ; Ôc Rome même , puisque j en ai sait mention , nouspeut servir d’exemple profitable , aïant perdu entierement lesEcoles, depuis qu’elle a reçu les Colleges de ces Pères. Mais jelaiíîe tout ceci pour retourner à ma proposition. J’ai dit queces Peres ont fait un Anti-College : voïons si je dis vrai. Je neveux point emploïer pour la preuve de mon dire beaucoup dechoses que je pourrois , comme de vous représenter que ces Pe-res vont amadouant les Ecoliers , pour les faire venir à leur Col-lege , Lé laisser celui de vos Seigneuries , disant qu’au leur ilsfont beaucoup de profit , Lé qu’au vôtre , il y a peu de leçons,Lé beaucoup de détourbiers , comme si le College de vos Sei-

' gneuries étoit mal institué pour l’ordrç des leçons , Lé comme'

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