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Fi les Loix de vos Seigneuries , 6c la prudence de Meilleurs lesIllustrissimes Réformateurs , 6c des Illustrissimes Recteurs de Pa-doue , n’étoit suffisante pour entretenir le repos en la Ville , 6cen l’Université, & comme si on ne voioit point à l’œil, de jouren jour , que leur établissement d’un autre College, à l’envie duvôtre , engendre tous les jours la désunion entre les Ecoliers,partis étant dé j a tellement formés , que les uns se disent Jésui-tes , 6c les autres Bouistes , comme Guelfes 6c Gibelins ; 6c quifait quels troubles pourront naître un jour à cette occasion?Pour le moins est-il toujours certain que toutes divisions fontmauvaises 6c dangereuses. Je ne veux encore mettre en avantque l’opinion qu’ils ont semée de votre College se va répandantpar toute l’Europe , au moïen de la grande quantité d’Etran-gers qui hantent tous les jours à Padoue , si bien que votre Uni-versité perd tous les jours son crédit, 6c sa réputation. Je ne par-lerai point aussi d’un conseil donné par ces Pores en public enleurs Congrégations , à ceux qui s’yassemblent, qu’ils s’abstien-nent de converser avec ceux du College dc vos Seigneuries.Encore que ce soient toutes choses de grande considération,£c dont je donnerois des preuves suffisantes s’il en étoit besoin ,je me contenterai de vous dire que ces Pores font un toile 6cPimpriment avec ce titre : in Gymnafio Patavino SocietatisJesu. Comme s’il devoir y avoir à Padoue autre College quecelui de la Seigneurie, ils le publient suivant les cérémonies del’Université, avec une harangue pour exhorter toute la jeunested’alleràleur College , préjudiciant tacitement aux autres ; cen’est pas assez, ils l’assichent par toute la Ville pour mieux lepublier. Ils ont leurs Ecoles à part , ils sonnent leur cloche ,ils ont les heures de leurs leçons réglées , ils ont en tout tineforme publique semblable à celle de vos Seigneuries. Voïez dcgrâce , si cela s’appelle comme ils disent , faire un exercicepour leurs Novices t ou si c’est ouvertement tenir tête au Col-legc dc votre Seigneurie. Qui apporte une diminution notableô l’honneur de l’Université , étant occasion d’avoir beaucoupmoins d’Ecoliers qu’il n’avoient accoutumé. Et pour ce qu’ilsemble que ces Peres proposent de laiíler la cloche , de ne met-tre plus d’affiches , 6c s’abstenir de quelques autres circonstan-ces publiques, je pense vous devoir représenter que ces modé-rations , outre ce qu’elles font contre les privilèges de l’Uni-versité , n’ôtent point la division extrêmement importante ,qui demeurera s’il y a deux sortes d’Ecoliers à Padoue , ceuxTom. VI » M m
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Or A ISON DECésar Cre<monin.