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Mayenne, Sc mandassent l’importance de cette Ville pour sesaffaires, en cas qu’il y advicndroit du changement. Ce qu’ilstirent , & en commun, Sc en particulier par l’Avocat Vcnot,qui fut pris avec ses lettres , par le sieur Baron de Luz : les-quelles lettres contcnoient ce qui sc passoit en cette Ville dcBeaunc , comme ils craignoicnt que les Habitans d’icclle luifiílent un mauvais tour , qu’ils branloient fort , qu’il n’y avoitm oie n d’y remédier que par une forte garnison , Sc à faire nou-velles Colonies. Que pour cela fa présence étoit requise , Sc qu’ilfalloit qu’il se hâtât dc s’en venir en Bourgogne , Sc s’y rendreLu plutôt : autrement il étoit en danger d’y perdre tout ce qu’ily avoit acquis : laquelle surprise de lettres sic que les mêmes quiles avoient écrites , renvoïerent vers le Duc dc Mayenne enplus grande diligence , lequel recevant leurs lettres Sc avis ,partit de Bruxelles , Sc s’en vint en Bourgogne avec une Com-pagnie de Gens-d’armcs , fous la charge de Villaroudan , unRégiment de gens de pied , commandé par Anvilíicrs , sieur deTremblecourt , Sc se rendit à Dijon au commencement dumois de Novembre , deux jours auparavant, que par son com-mandement envoie par un nommé Pelissxcr , aiant sait charged’Agent pour la Ligue , pendant ces troubles en Espagne , ony avoit fait trancher la tête à Maître Jacques Verne, Sc au Ca-pitaine Gau , fur l’échaffaut du Morimont , pour i’entreprisepar eux faite , de remettre la Ville en l’obéissànce du Roi ; cequi fut advenu , n’eut été que le grand courage qu’avoit euMaître Jacques Verne , pendant le temps de six ans qu’il avoitété Maire en cette Vilic-là pour le Duc de Mayenne , à y tour-menter les gens dc bien Sc bons serviteurs du Roi , par îcsplus exquiícs sortes de tyrannies qu’il est possible d’excogiter,lui manqua Sc faillit , quand il fut question de bien faire : caren cet article, il eut faute de cœur Sc de hardiesse, au moinstelle comme le point de l’occasion Sc de l’assairc qui lors seprésentoir, le requeroit ; tellement que la tête lui tourna , parmaniéré de dire, &le nez lui saigna, quand il vint à considé-rer Sc regarder de près la grandeur du péril où il falloir prom-tement entrer. Mais quoi qu’il en soit, il est mort pour la causepublique , Sc sont les jugemens de Dieu grands Sc secrets : Scest à remarquer qu a í’instant même que le Duc de Mayenneentra dans les portes de la Ville de Dijon , l’air qui étoit clairSc serein , sc troubla par une telle tempête Sc orage , qu’il sem-bloit quelç$ cataractç§ dqssçiK rçmpre encore une fois, de la,
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