z 9 8 MEMOIRES
tous les gens de bien étoient prêts d’entrcr , que ne recevoirplus de dilation , les choses étant passées lì avant, que leurconseil n’étoit plus en leur puissance, qu'entre la vie Se la mort,entre la gloire 6e l’infamie , entre le vitupéré Le le triomphe,entre la liberté 6e extrême servitude , entre être gens de bien& déloïaux 6e méchans , il ne leur restoit plus demoïens, ainíîqu’il falloit promptement mettre la main à l’œuvre , avec Jac-ques Richard , sieur de Belligny , Michel Richard , Avocat ,le sieur Alexan Se quelques autres Echevins , 6e des Ecclésias-tiques qui furent assemblés, tint conseil 6e fut pris résolutionqu’ii falloit prévenir 1 heure qui avoit été donnée par M. leMaréchal, courir à leurs armes avant qu’elles leurs fussent ôtéesdes poings, 6e donner le signal du son de la cloche de l’hor-loge promptement, afin que chacun pût se mettre en place 6egagner ses quartiers : ce qui fut auffi-tôt fait. La cloche defhorloge donna , le Maire , tout auffitôt, 6e au second coupde la cloche, fut en la rue avec son écharpe blanche , l’épéenue au poing , criant : Vive le Roi , Vive le Roi ì qui fut suivide tous ceux de son quartier, même des femmes 6e enfans ,qui sortoient courageusement avec les armes qu’elles pouvoientíàisir Le avoir. A l’instant Michel Richard, qui commandeurau premier Corps-dc-garde à la porte , 6e dedans la Ville , fitFermer la porte qui étoít entre son Corps-de-garde 6e celui desSoldats ; tellement qu’il enferma les Soldats dehors , Le avec sesgens monta fur les Tours Le fit tirer fur eux plusieurs coups d’ar-quebuscs , si qu’il leur fit quitter Le rendre les armes. Quoi fait,íe voulant sauver par les champs, recueillis par une fiote deFaisans , qui venoient des Villages en la Ville , furent tous tuésprès la contrescarpe , Le pouvoient être quelque quarante. Leíìeur Alexan, Echevin, en même temps va donner au logisdu Capitaine Guillermé qui dînoit, 6e avec lui le Présidentde Latrecey , frere de Montmoïen , Le la porte forcée 6e misededans la chambre, porta , de premier abord , un coup de pis-tolet à Guillermé , pour son dessert, dans le visage , dont il 1 at-terra. Carie fit quelque résistance Le aïant saisi son épée, endonna un coup au íìeur Alexan , au défaut de la cuirasse ,dont il le blessa 6e fit reculer 6e quitter la chambre ; mais se-condé de quelques Habitans qui survinrent bien armés, il rem-barra Carie, qui fut aussi blessé, 6e se rendit Maître du logisoù furent pris prisonnier Guillermé 6c Carie, Se le Présidentde Latrecey,menés ôe conduits Guillermé Le Carie dans la Maison.