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Tome sixième.
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D E L A L I G U E. 297

donnés 8c mandés, encrèrent le jour même., 8c étant au che- 1 ^^ 'min de Châlons, au Village de Demigny , il fit aire 8c fe ra- Pkise nEvisa, 8c fie retourner à la Ville , Guillermé, avec cinquante che- Beaune.vaux cuiraíFés, 8c donna à Guillermé le mot pour faire en-tendre à Montmoyen , ceux des Habitans qu’is entendoit quisussent mis prisonniers ; & arriva Guillermé, ee jour-là mêmetint conseil avec Montmoyen , à Piílue duquel, 8c suivant lemandement du Tyran , procédant de sa crainte ( car les Ty-rans 8c Usurpateurs font en perpétuelle crainte ) Montmoyenle Vendredi troisième de ce mois de Février, manda quérir,pour venir parlera lui en ce Château, les sieurs de la Mare,lie u r d’Ausi , Avocat du Roi au même Bailliage , 8c le sieurBouchin, sieur de Varennes, Procureur du Roi au même Bail-liage , fous un prétexte de leur faire voir quelques réparationsqui avoient été faites en ce Château , qui y furent à ce man-dement , 8c les y retint. II manda de même le sieur BelinMaire Sc les Echevins. Le Maire y alla, mais les Echevins n’yvoulurent point aller, qui pensa être cause d'une émotion ;dès-lors, que si elle fût advenue, tout étoit perdu, tant peus’en fallut que l'entreprife d'un si grand exploit ne fut rompue;

8c néanmoins le bruit de cette mutinerie fut cause que Mont-moyen renvoi'a le Maire : 8c à l’instant fe mirent les gens decheval de la Compagnie du sieur de Piennes , commandéepar Montillet, ceux qu’avoit amenés Guillermé 8c les gensde pied commandés par les Capitaines Saint Paul, Sauny 8cBelleville , en armes , feignant de faire montre , 8c furent pren-dre en diverses maisons de la Ville, les Habitans qu’ils pen-foient être les plus affectés au service du Roi, 8c desquels ilsavoient plus à fe douter 8c craindre, à savoir Philibert de laMare, sieur de Chevigny, Antoine Virot, sieur de Tainy ,

Jacques Bouchin, sieur de Pafquier, le Grenetier Robert, lessieurs Borées , pere 8c sils , Maître Jean de Gray, 8c autres juf-qu’au nombre de 14 qu’ils menerent prisonniers dans le Château.

Le Samedi quatrième , veille de l’exécution , ne se fit rien.

Le Dimanche 5 de ce mois de Février , qui étoit le Dimanchedes Brandons , jour de l’exécution , vouloient ses Soldats pren-dre encore d’autres Prisonniers , 8c désarmer le resie des Ha-bitans , 8t à la vérité l’affaire étoit tellement traversée , 8c partant d’accidcns, qu’il sembloit n’y avoit plus m oie n de rienexécuter, 8c que le courage devoit être failli aux plus assurés8c résolus, Mais voïant, le Maire, le péril présent, où lui ScTome FL P p

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