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Tome sixième.
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Prise d eII saune.

304 MEMOIRES

dra exemple à Montmoyen son frere : outre que la Citadellequ’il tient dans la Ville y commande fort peu , 6 C n’est pourempêcher les desseins des bons Habitans qui y font encore ref-tés. Tellement, que demeurant au Duc de Mayenne en Bour-gogne , Dijon S c Châalons feulement , au milieu defquellesdeux Villes ( s’il tient encore bien ces deux Villes ) est Beaune,empêchant la communication de l’une à l’autre , il faut par né-ceíiité qu il forte de la Bourgogne , ou que lui Lc tout son par-ti y meurent, Sc s’y ensevelissent, afin que la Ligue meure oùelle a été martelée Sc bâtie , Lc où elle a pris fa naissance , Sc quela vieille prophétie de sainte Brigide s’accomplisse : qui porte,que les guerres de France pour la rébellion des faux François,finiront par un choc ou bataille qui fc donnera à la FontaineCharles , à i’ifiùe de laquelle , le victorieux entrera dans Dijon,qui est une Fontaine retenant ce nom à une lieue de Dijon,fur le chemin de Beaune. Cependant , de ces grands Lc heu-reux succès, il faut être aveugle , pour ne voir que Dieu aidele Roi , comme il est avec lui, Sc qu’il soutient fa cause , quidoit faire penser à ceux qui lui dressent encore des parties àleur conscience. Le livre de la Toison d’or , rapporte que le-Roi Saint Louis eut de mêmes atteintes-& entorses à son avè-nement à cette Couronne , à lavoir , que les descendus de Ro-bert, Comte de Dreux , s’éleverent à i’encontre de lui , en-tr’autres, Pierre Mauclerc , Comte de Bretagne, le-Comte dela Marche, Lc les Seigneurs de Couss , de ce Robert , appelleRobertois, qui suscitèrent Sc attireront à eux Philippe Comtede Bolongne , oncle du Roi , lui promettant le faire Roi : àquoi, dit l'histoire , il fe laiíîa imprudemment Sc légèrement al-ler ; mais que connoistant la magnanimité du Courage de SaintLouis, Sc jugeant par ses heureux succès que Dieu lui aidoit Scétoit avec lui, ils fe déportèrent tous de leur entreprise, Sc ferendirent à fa merci. En ce sacré surgeon , de cette sacrée tige ,telles entreprises renouvellées , font rebutées Sc confondues parune même assistance de Dieu , évidente & apparente. Si ceuxqui y continuent ne s’en défissent , ils doivent attendreleur prochaine ruine , Sc fe trompent en leurs menées , Sc enleurs assassins qu’ils suscitent Sc instruisent tous les jours par leursMinistres , à leur proposer un salut tout certain , à mépriser lamort pour exécuter quelque chose de méchant contre le Roi :car étant en la garde de Dieu, comme il est, ils ne lui fauroiençmal faire,

Quand