DE I A LIGUE.
Ce Fils de Jupiter,.ce foudre de Ia Guerre,
Hercule, qui chalfa les Monstres de la Terre.
Je crois qu’il ne fut que la simple figure de notre grand Henri, Espacne.Le que l’Histoire de Gcrion se doit accomplir en la défaite duRoi d’Espagne. Que tardons-nous donc, puisque Dieu, leshommes j les élémens, les oracles 8e les destins heureux de laFrance nous font voir l’iíTue de cette guerre par le commen-cement. Notre Prince fera toujours tel que Scipion, duqnelii-est dit :
Son dessein éroit achevé,
Au premier Ennemi trouvé.
La lâcheté même de ceux de la Ligue ne fera pas si grande,,kits elle ne leur permette de s’armer contre la malice Espagnole:
Dom Juan fera incontinent rappelle de Bretagne , 8e le Ducde Mercœur aura honte d’être Espagnol en France, sachantque les François seront en Espagne ; il se souviendra qu’îl eítcréature du Roi défunt , qu’il est Fils de saumoné de nos Rois.-II est jà demi vaincu par son ingratitude ; le désespoir le suivrabientôt avec le juste jugement de Dieu ; ía conscience lui pro-nonce un arrêt fatal ; sa selon nie est a son période ; toutes-fois Dieu ne veut point la mort du pécheur , mais qu’il fc con-versifie 8e qu’il vive. II faut bien espérer de son prochain ;je ne saurois croire qu’il ne se remette ; je ne me saurois persua-der que le front modeste de la Reine Blanche, ía sœur, nele salle rougir ; je m’afiurc qu’il reconnoît bien que cette mar-que de souveraine grandeur qu’elle retient encore après les fu-nérailles de notre Prince, n’est pas une qualité essentielle desd Maison. C’est une Esther élevée par la bienveillance & cha-ritable élection de notre défunt Afiuere. Pour le regard dirDuc de Mayenne, je jurerai bien qu’il ne sera jamais Espa-gnol ; nous ne serons pas au chemin de Biscaie ou de Rous-sillon, qu’il prendra la poste pour se reftdre' vers Sa Majesté-Chrétienne ; c’est là, oh il nous attend, il a trop d’intégrité-Se de franchise pour démentir cette espérance ; c’est-laoh il seramieux suivi 8c plus aimé qu’il n’est 'aujourd’hui en Bourgogne ;c’est-là oh les doublons ne lui coûteront que les prendre , Thon--neur fera mêlé avec le gain , êc la grâce de Dieu parmi le travail.
Jc promets ce brave Prince à la France, j’y oblige ma foi ; c’est k
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NÍC£SSIÌ r. IIE-IA1RE 1. AGUERRE L N ;